Cent pages Cosaques
Jours d'exil
Parution : 17/01/2003
ISBN : 2-906724-76-9
128 pages
11 x 17 cm
10.00 euros
Ernest Cœurderoy
Jours d’exil
Ernest Cœurderoy, né en 1825 et mort suicidé en 1862, va forger son « idée cosaque », c’est-à-dire l’idée fixe que, la révolution étant morte en juin 1848 dans le sang des barricades, le renversement de l’ordre ancien ne peut plus surgir du dedans mais seulement du dehors, par l’invasion des Cosaques. Cette obsession, déjà à l’œuvre dans Hurrah!!! ou la Révolution par les Cosaques (réédité en 2000 aux mêmes éditions), se retrouve dans Jours d’exil, souvenirs et mémoire vivante de l’exilé.
Médecin, écrivain et homme politique, mort prématurément en exil en 1862 - il n’avait que 37 ans -, Ernest Cœurderoy n’est aujourd’hui connu que des spécialistes de la période tourmentée qui suivit la Révolution de 1848. L’homme fut pourtant l’un des précurseurs de l’anarchisme. Ayant fait sien le parti des révolutionnaires vaincus, il dut fuir son pays, exil douloureux qui le contraint de vivre en proscrit. L’histoire est écrite par les vainqueurs et l’on eut tôt fait d’oublier Cœurderoy. Son œuvre n’en est pas moins celle d’un vibrant héritier des lumières, préoccupé de la question sociale, celle d’un républicain intransigeant et d’un sombre visionnaire.
Revue de presse
- Consulter Jours d'exils (fragments) Le Matricule des anges n°44, mai / juillet 2003
Jours d'exils (fragments)
"En avant!" Les éditions Cent pages éditent de jolis petits volumes au graphisme original, sobre, aux pages cernées de noir. Parmi ces ouvrages, celui-ci, formé d’extraits de l’édition de 1910-1911, en trois volumes, de Jours d’exil, écrit en 1954 par Ernest Coeurderoy, tout ensemble autobiographie, pamphlet politique et littérature de l’imprécation. Né en 1825, suicidé en 1862, cet anti-bourgeois fils de bourgeois et au nom d’aristocrate n’aima rien tant que la Haine ("Moi contre tous, et tous contre moi"), sa seule compagne après son exil suite à l’échec de la révolution de Juin 1848. Il raconte son parcours, voue les vainqueurs aux gémonies, peste contre tout, se définit Gitan, Juif, Heimatlos. Avec moins de rhétorique et plus d’ouverture, il eut été génial; comme il phrase avec trop d’amplitude et parle de trop près de lui, il n’est qu’agréable à lire. N’empêche que, par moments, ce sont bien des accents rimbaldiens et ducassiens qu’on trouve, des airs de Chants et de Saison. Des airs seulement. Un document plus qu’un texte. Mais "En avant !".
Le Matricule des anges n°44, mai / juillet 2003
Retour au sommaire des articles
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net