Cent pages Hors collection
Le Neuf se fait attendre
Parution : 15/10/1995
ISBN : 2-906724-46-7
192 pages
12,5 x 19,5 cm
13.57 euros
Arthur Bernard
Le Neuf se fait attendre
Lièvremont et Cœurderoy font connaissance à la sortie d’une salle de cinéma, l’Escurial. Lièvremont est né en ville, Cœurderoy dans le treizième. Ils partagent l’appartement de Lièvremont, chacun sa chambre. Lièvremont est fondé de pouvoir, Cœurderoy fait des intérims. Ils fréquentent l’Esplanade et les joueurs aux boules, le Bar du Virage et le Bar des Oiseaux. Ils se font des amis, partent au bord de l’eau.
Lièvremont rencontre Marthe puis s’installe avec Marthe puis épouse Marthe. Cœurderoy rencontre Vivette puis s’installe avec Vivette puis trouve un emploi d’éboueur.
C’est demain l’an 2000, le neuf se fait attendre.

REVUE DE PRESSE

Le Matricule des Anges n°015, février-avril 1996

Charles Lièvremont, un fondé de pouvoir installé dans un appartement trop vaste pour lui seul, héberge un soir Victor Coeurderoy, intérimaire sans domicile fixe, rencontré à la sortie d’une séance de cinéma. Les deux nouveaux amis s’entendent bien et sans qu’ils aient à se le dire, Coeurderoy devient le compagnon de vie de Liévremont. Avenue Signorelli, leur existence s’écoule avec la régularité d’un fleuve tranquille. À la manière d’un Bouvard et d’un Pécuchet - en moins, beaucoup moins ambitieux - les deux acolytes élaborent des projets de voyage qui n’aboutiront pas, font des rencontres ensemble, partagent tout, sauf l’intimité qu’ils savent préserver dans un respect naturel et réciproque. À la lecture de ce roman, on se surprend à penser que c’est peut-être ça, l’amitié... Rien d’extraordinaire n’arrive dans ce récit d’une belle camaraderie au charme un peu désuet. Pourtant, on ne quitte pas le livre avant la fin. L’anodin est au centre du roman d’Arthur Bernard et le romanesque au coeur de ses personnages.

Marie-Laure Picot
Revue de presse
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Charles Lièvremont, un fondé de pouvoir installé dans un appartement trop vaste pour lui seul, héberge un soir Victor Coeurderoy, intérimaire sans domicile fixe, rencontré à la sortie d’une séance de cinéma. Les deux nouveaux amis s’entendent bien et sans qu’ils aient à se le dire, Coeurderoy devient le compagnon de vie de Liévremont. Avenue Signorelli, leur existence s’écoule avec la régularité d’un fleuve tranquille. À la manière d’un Bouvard et d’un Pécuchet - en moins, beaucoup moins ambitieux - les deux acolytes élaborent des projets de voyage qui n’aboutiront pas, font des rencontres ensemble, partagent tout, sauf l’intimité qu’ils savent préserver dans un respect naturel et réciproque. À la lecture de ce roman, on se surprend à penser que c’est peut-être ça, l’amitié... Rien d’extraordinaire n’arrive dans ce récit d’une belle camaraderie au charme un peu désuet. Pourtant, on ne quitte pas le livre avant la fin. L’anodin est au centre du roman d’Arthur Bernard et le romanesque au coeur de ses personnages.
Le Matricule des Anges n°15
Marie-Laure Picot, Février-Avril 1996
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