Parution : 01/03/1995
ISBN : 2-906724-45-9 480 pages 12,5 x 19,5 cm 24.39 euros |
Anton Pavlovitch Tchékhov
L’Île de Sakhaline
Préface de Sophie Lazarus. Traduit du russe par Lily Denis. 40 photographies.
Tchékhov séjourne à Sakhaline trois mois. Pénétrant dans toutes les prisons et habitations, il parle à des forçats, des relégués, il interroge, remplit des milliers de fiches, assiste à des peines corporelles. Il voit la faim, la prostitution et la débauche, et mesure ce qui sépare les conditions réelles de vie à Sakhaline des propos humanitaires tenus par les hauts fonctionnaires.
L’Île de Sakhaline est un livre d’écrivain, de voyageur, d’humaniste qui mêle réflexions, témoignages, compilations et observations. C’est une œuvre littéraire dans la lignée des Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski, tour à tour tragique et ironique. C’est avant tout un grand livre de Tchékhov. « Il s’avère que nous avons laissé pourrir dans les prisons des millions d’hommes, que nous les y avons laissé pourrir en vain, sans raison, de façon barbare ; nous avons fait parcourir des dizaines de milliers de verstes dans le froid à des hommes enchaînés, nous les avons rendus syphilitiques, nous les avons corrompus, nous avons augmenté le nombre de criminels, et nous avons rejeté la faute sur les gardiens de prison au nez rouge. Aujourd’hui toute l’Europe cultivée sait quels sont les responsables : non pas les gardiens mais chacun de nous. »
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