Parution : 04/11/2008
ISBN : 978-2-912228-21-5 264 pages 16 x 24 cm 20.00 euros |
François Bonnaud
Carnets de luttes d’un anarcho-syndicaliste (1896-1945)
Du Maine-et-Loire à Moscou
Texte présenté par Christophe Patillon
Anarchiste, syndicaliste, antimilitariste, internationaliste, pacifiste, anticlérical, hygiéniste, néo-malthusien et, par-dessus tout, homme libre, François Bonnaud (1896–1981) fut l’une des figures du syndicalisme ouvrier du Maine-et-Loire.
Ce recueil rassemble : – une biographie (1986–1939) qui comprend sa jeunesse passée dans la campagne du Maine-et-Loire, un témoignage poignant sur sa vie de soldat pendant la Première guerre mondiale et l’occupation de l’Allemagne, son implication dans le mouvement syndical angevin (dans les chemins de fer puis dans le secteur du bois) de l’entre-deux-guerres, et sa vie de receveur des postes en Indre-et-Loire à partir des années 1930. – le récit remarquable de son séjour à Moscou en 1928 comme délégué de la CGTU (scission de la CGT rassemblant syndicalistes révolutionnaires et communistes) au congrès de l’Internationale Syndicale Rouge au cours duquel il rencontre clandestinement quelques figures de l’opposition (trotskyste et anarchiste) au stalinisme. – un saisissant « Journal de guerre » (1939–1945), témoignage rare d’un militant de base sur les relations internationales, le régime de Vichy et la vie sous l’Occupation. « Continuant à défendre avec âpreté mon point de vue anarcho-syndicaliste dans les réunions syndicales, je suis la bête noire des communistes qui me combattent plus qu’ils ne combattent la bourgeoisie et ses institutions. Il est vrai que le risque est moins grand. Heureusement, abstinent et sérieux, je ne leur donne pas prise, d’autant plus que toutes les fonctions que j’occupe le sont à titre bénévole. Mais si j’avais voulu vendre ma conscience, me convertir par intérêt, j’aurais eu la possibilité d’avoir une des innombrables sinécures payées par les moujiks russes. J’aurais même pu décrocher une timbale à la chambre des députés. Je ne suis pas à vendre, j’ai continué ma vie de labeur, de misérable ouvrier mais j’ai les mains propres et la conscience tranquille. » Sommaire I – EVEIL D’UNE CONSCIENCE |

