Parution : 30/11/2008
ISBN : 2 914968 24 8 192 pages 14 x 20,5 cm 15.00 euros
À paraître le 30/11/2008
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Jean-Louis Briquet
L’Italie au temps du berlusconisme
Fièvre « populiste », victoire d’un tribun « démagogue » appuyé par la « télécratie » et la puissance arrogante de l’argent. Voilà comment avait été présentée l’irruption de Silvio Berlusconi sur la scène politique italienne en 1994 et, plus encore, en 2001.
Si les dernières élections législatives ont porté Romano Prodi à la tête du gouvernement, la très courte victoire de la gauche démontre que le « phénomène Berlusconi » ne peut plus être interprété dans ces termes « pathologiques ». Plus de dix ans après son unification et à la suite de cinq années d’exercice du pouvoir, la nouvelle droite s’est enracinée dans le paysage politique. À l’ombre d’un leader « charismatique » dont la presse et les commentateurs autorisés de la vie politique n’ont cessé de souligner le caractère « atypique » et « anormal », c’est une recomposition en profondeur du paysage politique iltalien qui s’est opérée, impliquant la légitimation d’acteurs politiques auparavant discrédités (les régionalistes xénophobes de la Ligue, les anciens fascistes de l’Alliance nationale, etc.), accompagnant une « droitisation » du débat public et du traitement des enjeux politiques Ce livre se propose de restituer les ressorts sociaux et politiques de cet enracinement dont les effets menacent d’être durables. Jean-Louis Briquet est chargé de recherches au CNRS à Paris. Ses travaux portent sur l’histoire politique de l’Italie républicaine et sur les processus politiques non officiels (clientélisme, corruption, mafia et politique). Il enseigne la science politique et la sociologie aux universités de Turin et de Palerme.
Il a notamment publié Juger la politique. Entreprises et entrepreneurs critique de la politique (avec P. Garraud, PUR, 2002) et Le Clientélisme dans les sociétés contemporaines (avec F. Sawicki, PUF, 1998). |

