Parution : 15/06/2006
ISBN : 2-940358-09-05 144 pages 12,5 x 17 cm 20.00 euros |
Alexandre Friederich
Trois divagations sur le mont Arto
Co-édité avec les Éditions Harpo & à Marseille
Les Trois divagations sur le mont Arto ne sont pas que le récit d’un voyage. S’il y a bien déplacement, à vélo et dans les Alpes, celui-ci est l’occasion d’une recherche. Le minuscule (un sapin, un gland, un cri, une minute de sommeil) est confronté aux idées pesantes et pressantes qui ordonnent nos vies (liberté, violence). Alexandre Friederich roule. Il parle, il se mouille, il jure. Il raconte qu’il a roulé, qu’il a plu et qu’il a juré mais, est-on tenté de dire, là n’est pas la question. Le lecteur est confronté à des divagations.
Premier constat : le contact est perdu. Avec qui ? avec quoi ? L’auteur cherche, il veut répondre. Il souhaite que le lecteur s’associe à cette recherche. Il écrit dans ce but. Le but ce n’est pas la prochaine épicerie, gravir un col ou acheter une maison, le but c’est : savoir. L’auteur espère renouer avec le monde. Il avoue son ignorance et son absence de morale (il pleure ces défauts en cachette), il regarde et cherche. Voilà ce que raconte ce texte. En général, tout ; précisément, rien. Ce livre n’a pas de sujet. Les Trois divagations sur le mont Arto sont conçues comme une mécanique : un moyen pour que la pensée se mette en marche. Apparaît alors cette question fondamentale : quelle différence entre un arbre et une idée ? entre un personnage de roman et l’écrivain-cycliste qui accomplit ce voyage ? Entre la fiction et le réel, quelle différence et quel rapport ? Né en 1966. Passe vingt ans à l’étranger. Etudie la philosophie à l’Université de Genève. Enregistre des disques de poésie, crée le journal ZOO, fait du rock dans Brukt, réalise des performances au sein du collectif artistique G3-art marchand. Traverse plusieurs fois la France à vélo et se rend en Syrie, toujours à vélo. Réside dans l’église de Saint-Eustache à Paris pour écrire la suite des Trois divagations sur le mont Arto, puis se rend au Mexique pour écrire un livre sur le ville engloutie de Marfil.
« Il m’a fallu quelques
heures pour charger le vélo, tracer mon chemin en fluorescent sur la carte au vingt-cinq millième et partir. J’aime rouler. J’aime les questions. Arriver est secondaire. Répondre à l’infini seul compte. Une réponse annulant l’autre, on demeure dans le mouvement perpétuel. » |
