Parution : 16/03/2007
ISBN : 978-2-9400-5556-2 112 pages 16 x 21 cm 18.50 euros |
Jean-Luc Sarré
La Part des anges
« Rien n’a jamais occupé [la] mémoire / que le souci d’approcher le présent. » C’est cette vérité ineffaçable des événements de l’enfance – quand la vue n’est encore encombrée d’aucun voile, quand l’appétit de vivre et de comprendre n’est encore écorné d’aucune désillusion ni ralenti par des prudences de toutes sortes – que Jean-Luc Sarré évoque dans ce nouveau recueil de poèmes. L’écrivain, qui s’est radicalement remis en question dans de surprenants Poèmes costumés parus il y a deux ans, porte un regard tantôt ironique tantôt ému sur ses années passées en Algérie. Chaque portrait, chaque lieu décrit, chaque circonstance est l’occasion, irremplaçable, lumineuse, d’un apprentissage de l’avenir, comme ils sont le moteur de textes brefs, découpés dans une langue ferme, précise et scandée tournant au son d’une musique de rue dont les refrains nostalgiques franchissent sans obstacle le temps et l’espace.
Jean-Luc Sarré, né à Oran (Algérie) en 1944, vit et travaille à Marseille. Il a notamment publié : La Chambre (Flammarion, 1986), Les Journées immobiles (Flammarion, 1991), Rurales, urbaines et autres (Fourbis, 1991), Embardées (La Dogana, 1995 / Prix Max-Jacob 1995), Au crayon (Farrago, 1999), Affleurements (Flammarion, 2000), Bardane (Farrago, 2001), Poèmes costumés (Farrago, 2003). Pour retrouver les livres de Jean-Luc Sarré, cliquez ici Santal, cardamome, bergamote...
Ces mots mystérieux buissonnent parmi la soie, les glaïeuls et les confidences violettes. Dans le salon, à l’heure du thé, le monde est une bonbonnière qui abrite de troublants parfums, et une dizaine d’année plus tard on rougit presque quand on croise la visiteuse au bas filé. |

