Parution : 15/05/2001
ISBN : 2-940055-15-7 72 pages 16 x 21 cm 18.50 euros |
José-Flore Tappy
Lunaires
Fidèle à la voie tracée dans ses précédents recueils, José-Flore Tappy avance, désolée, sur le sol précaire de la planète Terre, répétant ses questions précises et dardant sur les êtres un regard stupéfait par tant de souffrance répandue. Faim, froid, pauvreté : pas moyen de s’extraire de cette étroitesse, sinon par l’exécution de quelques gestes quotidiens, solidaires, par d’humbles besognes et une opiniâtre patience. Les poèmes apparaissent, dès lors, dans cette errance nocturne, comme autant de haltes haletantes face au vertige de l’immensité, courts et musicaux suspens de la conscience hallucinée, placés sous la clarté cosmique, interrogative et depuis toujours ambivalente de la lune.
Collaboratrice scientifique au Centre de recherches sur les lettres romandes de l’Université de Lausanne, José-Flore Tappy (née en 1954) travaille dans l’édition de textes à partir d’archives littéraires. Parallèlement à la littérature romande, elle crée avec un groupe d’amis la revue "Condor", consacrée à la culture latino-américaine. Elle a édité notamment Ernest Bloch, Romain Rolland (Payot, 1984), Catherine Colomb (L’Âge d’homme, 1993), et la correspondance de Jean Paulhan et Monique Saint-Hélier (Gallimard, 1995).
Traductrice de poètes de langues espagnoles, elle a réalisé une étude comparative de trois traductions différentes des Sonnets de Gongòra (Pierre Darmangeat, Bernard Sesé et Philippe Jaccottet). Elle est également auteur de recueils de poésie : Errer mortelle (Payot, 1983 - Prix Ramuz de poésie 1983) Pierre à feu (Empreintes, 1987 - Prix 1988 du Fonds du Jubilé de l’UBS) Terre battue (Empreintes, 1995) Dans ma robe de drap fruste
osseuse plus aiguë qu’un silex je creuse l’étouffante noirceur je gratte avec mes ongles le salpêtre de la nuit |

