La Mauvaise graine Accordéon
Arrière-Guerre
Parution : 15/12/2001
ISBN : 2-9514990-2-7
36 pages
11 x 19 cm
7.00 euros
Jean-Daniel Dupuy
Arrière-Guerre
Livre-accordéon. Nouvelle inédite
Illustrations : Nicolas Boldych
Si c’est une fable, elle n’est pas pour les gosses. Cynisme et ironie se dissimulent à peine derrière les jeux de mots et le non-sens de cet apologue. Dans ce texte écrit en écho au conflit du Kosovo, la guerre apparaît dans toute son absurdité, les hommes y sont de simples pantins, et personne ne semble réellement connaître l’issue du jeu, y compris les puissants encravatés qui poussent les peuples à dévorer leurs enfants, et qui sont peut-être les plus dérisoires. Les illustrations nous montrent ainsi des silhouettes figées, figures d’un jeu de carte improbable. La seule logique parmi ces évènements chaotiques étant que… L’histoire s’écrit à reculons !
Titulaire d’une licence d’histoire, Jean-Daniel DUPUY est né en 1973 à Casablanca.
En décembre 1995, il crée avec un ami une revue politique (textes, dessins, poésie) vendue à la criée dans les rues de Montpellier. La même année, au sein d’un groupe d’amis, il crée une association (La Voie est livre !), il met en scène et interprète un spectacle de rue qui permet d’offrir un repas de rue aux inconnus le soir du 24 décembre. La Voie est livre perpétuera cette tradition nouvelle : Noël dans la rue, soit 6 nouveaux spectacles, six repas de rue où soufflent le vent de l’hiver et celui d’une fraternité réinventée.
En 1999, pendant la guerre du Kosovo, il éteint la télévision, prend un stylo et écrit Arrière-guerre. La même année il devient le papa d’un petit garçon.
Profession : veilleur de nuit dans une Maison d’Enfants à Caractère Social. Lorsque les enfants se sont endormis, il lit ou il écrit.
Ses trois livres cultes… qui peuvent changer demain ou l’an prochain !
Nuit blanche en Balkhyrie, Antoine Volodine
Le marque-page, Sigismund Kryzanowski
Les chants de Maldoror, Lautréamont

Pour lui, le livre serait une maison. Une maison pleine de fenêtres, de fenêtres de toutes tailles. La maison serait située sur une hauteur, en pleine campagne. Le livre qu’on écrit serait cette maison. Disons que les murs, les escaliers, la façon dont les pièces sont disposées seraient des mots, des phrases, l’architecture du texte. Mais le plus important, ce n’est pas de construire une grande ou une belle maison. Ce qui compte vraiment c’est d’entrer dans la maison pour se pencher à une fenêtre, pour voir le monde (que l’on connaît déjà) autrement.
Cet autrement, c’est celui écrit qui l’apporte et le donne à voir.
« C’était la guerre. Le bruit courait dans tout le village. Le village était dans tous ses états.
– L’État, c’est moi ! cria le Roi des Tyrans. La population s’était entassée sur la petite place de Grève et observait le visage du Roi des Tyrans.
– Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds ! affirma le Roi des Tyrans.
Quand tout le mond eut changé de place, le Roi des Tyrans ajouta :
– Ne vous inquiétez pas, l’État gère.
Il fallait se battre, mais contre qui ? Personne savait. »
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net