La Mauvaise graine Accordéon
La Fabrique
Parution : 15/12/2001
ISBN : 2-9514990-7-8
36 pages
11 x 19 cm
7.00 euros
Chantal Roux
La Fabrique
Nouvelle
Livre-accordéon. Illustrations : Chantal Roux
Le décès d’un lointain oncle Edgar…un héritage…une fabrique mystérieuse… .et le narrateur se trouve malgré lui pris dans une immense machinerie dont le sens lui échappe.
Chantal Roux compose une métaphore kafkaïenne sur le rôle de l’homme, rouage d’une société qu’il ne peut appréhender dans son ensemble. Au sein de la fabrique fantasmatique et tentaculaire, le narrateur est un résistant, la petite graine humaine de la raison, un individu qui cherche à reprendre possession de son existence.
Chantal Roux est née en 1949 à Lyon dans une famille de peintres. Elle passe tout d’abord par la scénographie en travaillant de nombreuses années en collaboration avec une compagine de théâtre musical pour enfants : la compagnie La Carrérarie.
Depuis 1992, elle partage son temps entre la peinture et l’écriture.
Régulièrement, elle expose dans diverses galeries en France et à l’étranger.
Ramollo, son premier roman, est sorti en janvier 1998 aux éditions du Salon du Manuscrit.

Biographie et informations sur les différentes expositions de Chantal Roux :
http://www.chantal-roux.com/bio.htm
« Je la découvris au sortir d’un virage, monumentale et incongrue, érigée au beau milieu d’une cuvette naturelle encerclée de collines. L’apercevant pour la première fois, on ne pouvait s’empêcher de songer à un château-fort. Il s’agissait, en effet, de l’étonnante combinaison de multiples constructions hétérogènes assez basses, agglutinées autour d’un haut bâtiment principal lui-même hérissé de ce qui me sembla être des tours. L’ensemble, édifié de briques rouges, hésitait curieusement entre cité médiévale et bidonville… »

Familières surréalités
Le rapport qu’entretient Chantal ROUX avec les mouvements des gens, des animaux, des objets du quotidien est de l’ordre de l’immersion rêveuse, de l’attention à la fois flottante et acérée, de l’étrangeté de proximité. Il y a dans ses écrits comme dans sa peinture une dimension "fantastique" d’autant plus forte qu’elle reste humble, non spectaculaire et à peine suggérée, d’autant plus dense que cette surréalité se nourrit du contact étroit avec la réalité.

Ce sentiment global, immédiat, bienveillant, non analytique des êtres et des choses de la vie est une pâte qui se fait peinture. Il n’est pas l’objet de la peinture il est sa matière même.

C’est une peinture qui ne raconte pas, ne décrit pas, ne s’éloigne jamais d’elle-même pour rester toujours dans l’intimité sensible d’un vécu comme mystère permanent. Une peinture figurative certes, mais venue de l’intérieur du regard pour mieux aller au-delà de lui,
transcender la représentation, s’épanouir en région de douce poésie, questionner silencieusement sa propre présence au monde.


Pierre Souchaud
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net