La Mauvaise graine En herbe
Don Durito de la forêt Lacandone
Parution : 01/10/2004
ISBN : 2-915013-08-X
196 pages
16,5 x 22 cm
17.00 euros
sous-commandant Marcos
Don Durito de la forêt Lacandone
Traduit de l’espagnol par Anatole Muchnik. Prologue de José Saramago
Roman illustré par Beatriz Aurora (4 illustrations pleine page, en quadrichromie / 30 illustrations en noir & blanc)
Don Durito de la forêt Lacandone est un recueil de textes de Marcos, mettant en scène, au fil des post-scriptum des communiqués de 1994 à 1996, le scarabée Durito, fidèle compagnon de lutte des zapatistes, théoricien politique acharné et charmeur…
Ce long dialogue entre Marcos et Durito exprime, avec poésie et subtilité, toute la profondeur de l’engagement et l’intensité de cette lutte de ce peuple d’indiens insurgés, qui, à l’heure actuelle encore, reste en lutte dans cette forêt du bout du monde.
Biblographie du sous-commandant Marcos :
Communiqués et lettres de l’EZLN :
Ya basta ! (tome 1) - Les insurgés racontent un an de lutte au Chiapas(Paris, éditions Dagorno, 1996, 483p.)
Ya basta ! (tome 2) - Vers l’internationale zapatiste (Paris, éditions Dagorno, 1996, 658p.)
A qui de droit, lettre du 13/12/1994 (éditions de la Mauvaise Graine, collection « lettres », illustrée, 1998).
Surnommé le « Sup », l’écuyer et le scribe de Don Durito de la Lacandone a, selon la description du chevalier errant, un grand nez. Parmi d’autres adjectifs dont la mention est inutile, il est pâle et émacié. Il dit s’appeler Marcos Montes de la Selva, être né au matin d’un jour d’août 1984 et être le fils de Don Antonio et de Dona Juana.

Durito est un scarabée, qui est né en décembre 1985 dans la forêt Lacandone située au Sud-Est d’un pays appelé le Mexique. Nul ne le connaît sous son nom de famille « Nabuchodonosor », par crainte de la PGR. Durito est son nom de guérillero et de chevalier errant, ce qui revient au même sous ces latitudes.
Ennemi acharné du néolibéralisme. « Tour à tour détective, analyste politique, chevalier errant et épistolier… »
Auteur de Contes pour une nuit d’asphyxie et de Contes pour une solitude insomniaque, écrits pour soulager son cœur oppressé par l’inconnu.

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Extrait du prologue de José Saramago (prix Nobel de littérature 1998) :
« Marcos vint au monde pour apprendre, et il apprit tant qu’il fut capable de comprendre combien peuvent nous enseigner les scarabées, ces petites bêtes étranges qui avancent au ras du sol, fument, ont une mauvaise vue et qui, quand elles n’écrivent pas, rêvent de savoir écrire.
Insectes pleins de fantaisies, d’extravagances, de chimères, petites bêtes craintives et courageuses, qui se cachent sous les feuilles parce que le ciel n’est jamais sûr. Les scarabées ont une carapace qui leur sert de peau, une autre en guise d’honneur et une dernière que l’on appelle dignité. Cette humanité, c’est celle des Duritos de la forêt Lacandone, de ces hommes et de ces femmes qui vivront toujours dans notre esprit parce qu’ils sont, eux-mêmes, le meilleur de la mémoire future du Mexique. »
José Saramago (prix Nobel de littérature 1998).
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net