Le Mot et le reste
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À paraître
En studio avec les Beatles
Parution : 27/11/2009
ISBN : 978-2-9153-7899-3
450 pages
14,8 x 21 cm
25.00 euros
Geoff Emerick
En studio avec les Beatles
Introduction de Elvis Costello
Traduction de Philippe Paringaux

En 1962, à l’âge de quinze ans, Geoff Emerick décrocha le job de ses rêves en devenant assistant ingénieur du son aux Studios d’Abbey Road. L’endroit était à l’époque mondialement renommé pour ses enregistrements classiques, mais il hébergeait également un obscur label nommé Parlophone, dirigé par George Martin.
Dès sa deuxième journée de travail, Emerick était présent quand un quatuor dépenaillé venu de Liverpool, Les Beatles, vint effectuer sa toute première séance d’enregistrement. La chanson, « Love Me Do », ne tarda pas à grimper dans les hit-parades et, depuis, la musique populaire n’a plus jamais été la même.
Au cours des sept années suivantes, Emerick allait travailler aux côtés des Beatles. À l’âge de dix-neuf ans, Emerick devint ingénieur du son en titre et fut chargé d’enregistrer l’album révolutionnaire du groupe que fut Revolver. À mesure que le groupe et lui-même repoussaient les limites technologiques de l’enregistrement, il mit au point des méthodes qui donnèrent au son des Beatles une nouvelle couleur.
Dans En Studio avec les Beatles, Geoff Emerick relate ses expériences d’ingénieur du son et nous fait visiter l’envers du décor des innovations musicales et des expérimentations sonores d’où résultèrent les meilleurs disques du groupe.

Prix du Livre Rock 2010.
Ce prix a été créé par les Librairies L’Arbre à Lettres

Revue de presse
- Consulter Site daily-rock (Genève), juillet 2010
- Consulter Les Beatles de l'intérieur Olivier Nuc Le Figaro, 29 juin 2010
- Consulter Stéphane Picher Le Libraire/ journal des librairies indépendantes, juin 2010
- Consulter Les Beatles vandalisés? Entretien P. Manœuvre/G. Emerick Rock & Folk, juillet 2010
- Consulter Le prix du Livre rock récompense “En studio avec les Beatles” Clarisse Normand Livreshebdo.fr, 7 juin 10
- Consulter Patrick Scarzello Sud-Ouest, 26 mai 2010
- Consulter Vernon Gonzai, avril 2010
- Consulter Corboland78 paperblog.fr, 3 avril 2010
- Consulter Craquement de chaussure JL Tafforeau jeanluctafforeau.blogspot.com, 28 décembre 2009
- Consulter Dino Revue et Corrigée # 83, mars 2010
- Consulter Vincent Théval Magic, février 2010
- Consulter "Here's Geoff the Sun" ! Zak Laughed Fanzine Mange disque, février 2010
- Consulter Éric Serva France Musique / Tapage Nocturne, février 2010
- Consulter Nas/im Ventilo, décembre 2009
- Consulter Arnaud Devillard Suite 101, janvier 2010
- Consulter Sophie Rosemont nonfiction.fr, janvier 2010
- Consulter Agnès Léglise Rock & Folk, janvier 2010
- Consulter Raymond Serini Nouvelle vague, janvier 2010
- Consulter William Rejault Site le post.fr, décembre 2009

Depuis la séparation des Beatles, il y a maintenant quarante ans, les librairies sont régulièrement envahies par tout un tas d’ouvrages plus ou moins pertinents sur les quatre garçons dans le vent, biographies non autorisées, révélations à l’emporte-pièce et témoignages de personnes les ayant croisés un soir, très tard, dans un couloir mal éclairé... ce genre.

Paul McCartney racontait il y a encore quelques années sa manière de les juger : il en prenait un, l’ouvrait au hasard et commençait à lire. Après trois erreurs, il le refermait à jamais. Il en aurait beaucoup refermé. On sait aussi qu’il s’est abstenu, tout comme Ringo Star, de commenter le livre de mémoires de Geoff Emerick qui est sorti ces jours. Pourquoi? Simplement par respect pour l’ingénieur du son historique des Beatles. Il faut dire que du haut de ses quinze ans, cet assistant ingénieur, qui rencontre les Beatles lors de son deuxième jour de travail, ne va pas tarder à violer toutes les règles d’enregistrement des studios Abbey Road pour donner un son novateur au groupe qui va révolutionner la pop music.

Commençant à déplacer le matériel, à repositionner les micros, à saturer les amplis et à filtrer les voix, prenant de plus en plus d’importance dans le processus d’enregistrement du quatuor. Emerick commence gentiment, à seize ans, à devenir aussi indispensable que le vénérable George Martin, visiblement un peu dépassé par la révolution musicale en marche. Les Beatles refusent de sonner comme tout le monde sonnait à l’époque. Grouillant d’anecdotes de studio aussi passionnantes que véridiques, ce livre est un véritable cadeau pour les fans des Beatles et de musique contemporaine en général.

Imaginez, sept ans de vie commune à enregistrer la bande-son d’une partie de l’humanité. Sept ans à observer l’avènement de quatre individus aussi connus que Jésus, l’arrivée des drogues dans le groupe, l’érosion inéluctable de la camaraderie et le début de la fin. Raconté par un homme de soixante-quatre ans, ce livre semble être narré par un jeune homme, preuve que le bonhomme, en plus d’avoir encore toute sa tête et toute sa mémoire, a surtout gardé la passion de ses jeunes années et un dynamisme dont pourrait s’imprégner certains jeunes vieux. A noter une belle préface de Elvis Costello (dont Geoff Emerick a été l’ingénieur du son durant deux décennies) qui résume à merveille les plus de quatre-cent-cinquante pages à venir, en profitant pour glisser toute la tendresse et le respect qu’il éprouve pour ce génie du son un peu oublié mais que cet ouvrage devrait sans peine remettre dans la lumière.

daily-rock.com

Site daily-rock (Genève), juillet 2010
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Les Beatles de l'intérieur

Ils sont nombreux à prétendre au statut de cinquième Beatles. Ceux qui, dans l’ombre de John, Paul, George et Ringo, les ont aidés à accoucher d’une œuvre qui demeure parmi les plus passionnantes du siècle dernier. Il en est un qui n’a jamais revendiqué ce titre mais figure pourtant en bonne place parmi les prétendants au titre. Son nom, Geoff Emerick, est inconnu de la majorité d’entre nous. Seuls quelques passionnés de la lecture de notes de pochette auront remarqué ce patronyme, accolé à des réussites aussi indiscutables que Revolver, Sgt Pepper ou Abbey Road.

L’éditeur Le Mot et le reste, qui se dote d’un impressionnant catalogue d’ouvrages musicaux, a eu la riche idée de traduire le livre de souvenirs du bonhomme, initialement publié en Grande Bretagne en 2005. A peine parue, la traduction française, signée par Philippe Paringaux, rédacteur en chef des grandes années de Rock&Folk, s’est vu attribuer le prix du livre rock 2010. Les souvenirs de ce discret gentleman sont préfacés par Elvis Costello, avec qui il collabora sur le meilleur album du binoclard, Imperial Bedroom, en 1982. La saga de ce monsieur, embauché aux studios EMI à l’âge de 15 ans, est proprement fascinante. Promu ingénieur du son quatre ans plus tard, il fit ses armes avec l’album Revolver, un des disques les plus novateurs des sixties sur le plan du son. Les Beatles sont alors sur le point d’abandonner les tournées, et l’équipe de George Martin va les aider à transposer sur disques leurs idées avant gardistes. Sans jamais chercher à tirer la couverture à lui, Emerick décortique le processus créatif des quatre de Liverpool comme nul autre ne l’avait fait auparavant. Il décrit fort précisément l’interaction entre ces quatre amis vite propulsés au sommet, la complexité de leurs relations au fil des ans, et le rôle particulier dévolu à George Harrison: écrasé par Lennon-McCartney au début, le guitariste s’affirma pleinement comme leur alter ego au moment de l’album Abbey Road. Emerick ne nous épargne aucune des tensions qui ont précipité la fin de l’histoire, mais il le fait sans voyeurisme et sans prendre parti pour l’un ou l’autre.

Il demeure fascinant qu’un ouvrage comme celui-ci puisse encore nous éclairer sur une aventure qui prit fin avec les années 1960, mais En studio avec les Beatles le fait à merveille.

Olivier Nuc
Le Figaro, 29 juin 2010
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Même si son nom n’est mentionné nulle part sur la pochette du Sgt Pepper’s des Beatles Geoff Emerick remporta un Grammy pour son travail d’ingénieur du son. Il avait seulement vingt ans à l’époque, mais travaillait régulièrement avec le Fab Four depuis leurs débuts. Son récit d’«homme de l’ombre» est fascinant : à une époque où on peut créer un son vintage grâce à un ordinateur, il faut louer le travail de pionner de ce «pousseux de boutons» céleste qui devait désobéir à ses patrons d’EMI pour obtenir les sons que désiraient les quatre vedettes.

En prime, nous avons droit à une vision de l’intérieur sur le processus créateur du groupe, avec ses conflits de plus en plus graves à mesure que la fin approche, même si les quatre amis pouvaient à tout moment retrouver leur complicité tapageuse, ou au besoin dresser un mur infranchissable entre eux et le reste du monde. Le plus incroyable est que cet homme sache rester humble, alors que les mélomanes du monde lui doivent tant, même sans le savoir. Captivant.

librairiepantoute.com

Stéphane Picher
Le Libraire/ journal des librairies indépendantes, juin 2010
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Les Beatles vandalisés?

Ingénieur du son aux vénérables studios EMI, le Britannique raconte dans ses mémoires les Beatles depuis la console d’enregistrement.

Propos analogique et passionnant

… la suite dans le Rock & Folk de juillet p66-p72

Entretien P. Manœuvre/G. Emerick
Rock & Folk, juillet 2010
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Le prix du Livre rock récompense “En studio avec les Beatles”

Fondé par les librairies parisiennes L’Arbre à letttres, le prix du Livre rock a été remis le 4 juin à Geoff Emerick et Howard Massey pour En studio avec les Beatles (Le Mot et le Reste).
Pour sa deuxième édition, le prix du Livre rock 2010 a été décerné vendredi 4 juin, au bar La Mécanique ondulatoire (Paris 11e), au document En studio avec les Beatles de Geoff Emerick et Howard Massey paru aux éditions Le Mot et le Reste.

L’ouvrage vient d’ailleurs de faire l’objet d’un retirage à 2 000 exemplaires alors que l’éditeur s’apprête à changer de distributeur pour passer de Vilo à Harmonia Mundi.

Livreshebdo.fr

Clarisse Normand
Livreshebdo.fr, 7 juin 10
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Leur ingénieur du son raconte l’étonnant quotidien, riche d’inventions, au sein du studio.

(...)
Tous leurs secrets d’enregistrement se trouvent dans ses Mémoires: bandes ralenties de piano pour donner du grain, ou bien accélérées pour rattraper une tonalité et bien sûr à l’envers…
Des moments d’expérimentations magiques, où s’inventent de nouvelles manières d’enregistrer, de nouveaux sons. L’avant-garde des techniques de masse.

(...)

Patrick Scarzello
Sud-Ouest, 26 mai 2010
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Vous faisiez quoi vous, le 6 avril de vos 19 ans ? Geoff Emerick, lui, prenait officiellement ses fonctions d’ingénieur du son pour les Beatles, l’album s’appelerait Revolver et la première séance serait dédiée à Tomorrow Never Knows. Les indications de John Lennon : «Je veux que ma voix ressemble à celle du Dalaï Lama psalmodiant depuis le sommet d’une lointaine montagne». Inutile de broder, non ?

La suite sur Gonzai

Vernon
Gonzai, avril 2010
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… Je voudrai citer tel ou tel passage, tant chaque page est réjouissante, mais il faudrait reproduire le livre in extenso. Tout le bouquin est un régal pour les amateurs de musique et les fans des Beatles en particulier, qui le liront avec un CD des ” Fab Four ” en bande son. Absolument indispensable évidemment.
Corboland78
paperblog.fr, 3 avril 2010
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Craquement de chaussure
… Le récit est vif, direct et franc. On y apprend une foule de choses sur la genèse de l’œuvre des quatre garçons dans le vent, un vent créatif, parfois bon et parfois mauvais, mais toujours exceptionnel. Le livre dépasse les habituels clichés trop souvent accumulés à propos des Beatles et nous permet de mieux comprendre le processus créatif du groupe en studio ainsi que la part respective de chacun dans les très nombreux morceaux enregistrés de 1966 à 1969.
JL Tafforeau
jeanluctafforeau.blogspot.com, 28 décembre 2009
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Un vrai conte de fées. La fée électricité, la fée pop musique, la fée magnétophone, la fée gravure…

A l’âge de 15 ans, en 1962, Geoff Emerick est engagé par les studios de la firme EMI. Lors de sa deuxième journée de travail, il assiste à la première session d’enregistrement d’un groupe encore peu connu, The Beatles. Il s’agit de la mise en boîte de ce qui deviendra un succès énorme, « Love me do », point de départ d’un phénomène unique dans l’histoire de la musique populaire. C’est aussi le début d’un carrière extraordinaire pour le jeune Emerick qui se verra confier par George Martin, le producteur-arrangeur du groupe, la responsabilité de l’enregistrement de l’album Revolver en 1966 (il a donc 19 ans). Ce disque, à plus d’un titre (je ne peux que conseiller de l’écouter très attentivement), est une rupture dans l’histoire des musiques populaires enregistrées.

Ce livre, traduit par Philippe Paringaux, nous invite à découvrir presque jour après jour, pour ce disque et les suivants (sauf « Let it be », qui fut massacré par le sinistre Phil Spector), les méthodes de travail, les innombrables astuces destinées à compenser les faiblesses relatives du matériel de l’époque (comment synchroniser des magnétophones limités à deux pistes, monter et coller, comment fabriquer des effets inédits, réaliser des échantillons, mettre en place des boucles, comment gonfler le son, comment utiliser des bruitages, introduire des objets sonores…toutes idées et situations banales aujourd’hui, mais qui faisaient l’objet de découvertes et recherches chez EMI – parfois, on se dit qu’ils auraient pu lorgner du côté de l’ORTF…) pour satisfaire des besoins à la fois démesurés et totalement justifiés artistiquement.

Ce livre est indispensable pour les amateurs de ce groupe (cette deuxième période, 66–69, est assez étonnante artistiquement, par son côté flamboyant et une étonnante incohérence qui en a fait certainement le charme : même les albums à thème offrent une multitudes d’entrées), qui au passage auront le loisir de découvrir leurs idoles de jeunesse sous un jour pas toujours sympathique… Pour les musiciens et techniciens, le plaisir de découvrir les modes de fonctionnement en studio, avant le règne du multipiste puis du numérique.

Pour tous les lecteurs, il sera possible de découvrir de l’intérieur les articulations de la fabrications des succès mais aussi des réussites (et elles furent très nombreuses), la ringardise du géant EMI, le rôle du hasard et de l’intuition, les deux clés du talent de Mac Cartney et Lennon, mais enfin l’importance de l’investissement de Martin et Emerick. J’ai ré-écouté ensuite ces galettes qui bercèrent mon adolescence : Revolver, Sgt Peppers , White Album, Abbey Road, et les quelques bijoux répartis sur les bandes sonores des films « Magical mystery tour » et « Yellow Submarine » et sur l’indispensable compilation « Past masters » qui rassemble les perles absentes des albums. J’ai pu, amusé, découvrir le secret de fabrication de la chanson « Yellow submarine », sur laquelle mon premier groupe s’arracha les cheveux en 1967 : forcément, ce n’est pas facile de réaliser ce collage en direct…
On pourra reprocher aux auteurs quelques longueurs et répétitions. Ce qu’on doit retenir : le goût pour le travail et le recherche, l’investissement au service de la création, une certaine désacralisation des idoles mais un profond respect pour les personnes.
Même si George H. a vraiment souffert pour sortir ses solos – il fut parfois remplacé en studio par Paul Mc C., reconnaissons qu’à partir de 1968, il a enfin trouvé son style… Je m’égare.

Dino
Revue et Corrigée # 83, mars 2010
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De toute la littérature produite par les Fab Four depuis quarante ans, En Studio avec les Beatles devrait s’imposer comme l’ouvrage de référence, celui qui restitue avec le plus de précision et de pertinence l’évolution musicale du groupe.
Pendant plus de 400 pages, il n’est question que de musique et de gens qui la font, de part et d’autre de la vitre qui sépare le studio de la cabine technique.
(...)
Dans un style précis et élégant En studio avec les Beatles est à la fois un formidable roman d’initiation , une ample fresque sur l’invention de la pop moderne, un document précieux et détaillé sur le fonctionnement d’un studio d’enregistrement dans les années 60 et le métier d’ingénieur du son, le témoignage enthousiaste de l’œuvre d’une vie.
(...)
Surtout, le livre replace au cœur du processus artistique l’intelligence technique et l’imagination bricoleuse que Geoff Emerick mobilise pour donner corps aux idées des Beatles.
(...)
Quel autre livre peut se prévaloir de jeter ainsi un éclairage neuf sur une discographie aussi aimée et intimement connue?
Vincent Théval
Magic, février 2010
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"Here's Geoff the Sun" !

(...) «C’est foutrement génial» dit Lennon, «c’est le Dalaï Lennon !» s’exclame Paul (McCartney, vous l’aurez deviné) «Bien joué Geoff» insiste Georges Martin….
De toute évidence Geoff a réussi son coup…..et ce n’est pas fini,car si il vient de révolutionner la façon de traiter le son d’une voix en la passant dans une cabine Leslie d’Orgue Hammond, Emerick va en plus, quelques minutes plus tard enchanter Ringo en violant pour la première fois les règles très strictes des placements de micros de batterie (ils sont fous ces anglais !!) et ainsi inventer un son de batterie étonnement précis, subtil et maintes fois copié dans les 40 années suivantes sur tout bon disque de pop music….. Nous sommes le 6 avril 1966, le groupe s’appelle The Beatles, la chanson se nommera finalement “Tommorow Never Knows” et l’album qui sortira sous le nom de Revolver va ni plus ni moins changer radicalement la manière d’enregistrer de la musique.

Si les Beatles ont avec ce morceau (puis ensuite avec Revolver tout entier) posé les bases d’une ravissante pop anglaise psychédélique (le sitar et la tambura de Georges Harrison) et involontairement, une partie de la musique électronique (les loops sonores de McCartney, la batterie de Ringo) c’est avant tout à Georges Martin et à Geoff Emerick qu’ils le doivent.Quand le premier est l’entier responsable de l’introduction de sections de cuivres et d’orchestres à cordes dans les chansons des Beatles, le deuxième est assurément l’artisan des expérimentations des Fab Four, celui qui a transformé le rêve en réalité, des samples hétéroclites en véritable instrument et des idées farfelues en révolution musicale.

Dans ce formidable bouquin qu’on lit comme un roman d’aventure palpitant,il décrit,avec une subjectivité fort bienvenue dans le nombre incalculable de livres sur le sujet, ses moments passés à enregistrer les Beatles : des longues nuits incroyablement productives de Revolver et Sgt Pepper jusqu’a à Abbey Road, chant du cygne extraordinaire mené par McCartney en passant par la zizanie et la fuite de l’enregistrement du White Album, qui après la lecture de ce livre devient un album maudit,mauvais et malsain tandis qu’on se surprend encore a fredonner Dear Prudence ou à head-banger sur Helter Skelter.

(...)
Et si l’idée de casser votre tirelire pour l’achat de l’intrégrale des Beatles en mono vous rebute complètement, celui du livre de Geoff Emerick et sa lecture, pour beaucoup moins cher, vous feront au moins saisir l’intérêt d’écouter les merveilles des Fab Four avec un système sonore adéquate (comment ainsi savoir que leur premiers tubes perdent toute la puissance de leur interprétation quand ils sont joués en stéréo) ou tout simplement comprendre pourquoi cet ingénieur du son parfois oublié au profit du producteur Georges Martin a permit la création des plus grandes merveilles de la pop music qui n’ont depuis, jamais été égalées.

Zak Laughed
Fanzine Mange disque, février 2010
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Geoff Emerick est un sujet de sa majesté d’origine modeste dont l’ingéniosité a rendu d’incommensurables services à la nation en travaillant avec la plus célèbre formation pop des années soixante et soixante dix. En effet en 1962 Geoff trouve, à 15 ans, le job de ses rêves : il est embauché à Londres en tant qu’assistant ingénieur du son dans les très réputés studios d’enregistrements EMI. Deux jours plus tard, il assiste à la première séance du groupe de jeunes dont tout le monde parle : les Beatles.

Les Beatles qui reviendrons plus tard avec un imaginaire musical novateur, des exigences artistiques et techniques souvent inédites et, il faut bien le dire, parfois incroyablement farfelues. Ces mêmes Beatles rencontreront jusqu’à leur séparation (et pour certains d’entre eux pendant leur carrière en solo), un autre imaginaire capable de répondre à leurs attentes, celui de Geoff Emerick, jeune assistant puis ingénieur qui n’hésitera pas à transgresser les règles d’utilisation du matériel, à bricoler des systèmes d’enregistrements tout à fait expérimentaux et à créer, avec des bouts de ficèles, des inventions soniques tout à fait extraordinaires.

Quand John Lennon demande à ce que sa voix ressemble à celle du Dalaï Lama psalmodiant depuis le sommet d’une lointaine montagne, tout le monde se regarde, les uns sont fascinés, d’autres restent dubitatifs pendant que l’équipe technique commence à paniquer, je pense qu’on le serait à moins. Geoff Emerick, lui, sent la pression monter sur ses épaules, il fait l’inventaire du matériel à disposition et très vite imagine utiliser un système d’enceintes tournantes pour donner à la voix de John ce son à priori impossible. Le résultat est impressionnant, les musiciens sont emballés par cette trouvaille. C’est pour l’ingénieur le début d’une certaine reconnaissance de la part des Beatles et de Georges Martin, mais c’est surtout le début d’une carrière extraordinaire au cours de laquelle il n’aura de cesse d’imaginer et de bricoler des inventions qui participeront à la naissance de nouvelles identités sonores aujourd’hui définitivement gravées dans l’histoire musicale du vingtième siècle.

Le livre est tout à fait passionnant, il apporte une vision, un témoignage étonnamment précis sur le quotidien des Beatles, de leur entourage avec une constante bienveillance pour les uns et une dent dure mais lucide pour les autres. Elvis Costello, qui travaillera également dans les années 80 avec Geoff Emerick, signe la préface et souligne judicieusement toute la générosité, la simplicité et l’humour de son auteur en mettant en exergue cette phrase délicieuse de Geoff Emerick lorsqu’il écrit «Nous enregistrâmes Tomorrow Never Knows, puis nous rentrâmes chez nous déguster quelques gâteaux secs.»

Le livre est un pur moment de culture et d’histoire musicale anglaise, il s’intitule En Studio avec les Beatles, il est édité chez Le Mot et le Reste dans la collection Attitudes, on doit sa traduction à l’excellente plume de Philippe Paringaux.

Tapage Nocturne

Éric Serva
France Musique / Tapage Nocturne, février 2010
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Hasard du calendrier ou coup bien calculé, ce livre arrive au moment où le plus grand groupe de l’Histoire de la pop subit la plus grande entreprise marketing de l’Histoire de la pop. Réjouissons-nous, car cela pourrait bien profiter aux éditions marseillaises Le Mot et le Reste qui le méritent depuis longtemps pour l’ensemble de leur catalogue. En studio avec les Beatles relate l’expérience — ou plus précisément les expériences sonores — de Geoff Emerick, ingé-son des Fab Four de 1966 à la fin. C’est la meilleure période des Beatles, et le bouquin est passionnant. Préface d’Elvis Costello, traduction de l’éminent journaliste Philippe Paringaux : la totale.

Ventilo

Nas/im
Ventilo, décembre 2009
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Captivant. Passionnant. Addictif même. En 1962, Geoff Emerick n’a pas encore 16 ans quand il est embauché comme assistant ingénieur du son aux studios EMI du 3 Abbey Road, à Londres. Pour son deuxième jour de travail, il assiste à l’enregistrement de « Love me Do » d’un groupe de Liverpool dont tout le monde parle. En 1966, Emerick devient l’ingénieur du son attitré des Beatles. Il s’occupera d’eux pour les albums Revolver, Sergent Pepper’s, Abbey Road et pour de nombreux singles mythiques. En 2005, il publie ses souvenirs de cette période.

Traduit en français en 2009 (par l’ancien rock critic Philippe Paringaux), son livre et un puits d’informations, d’anecdotes et de détails techniques, un récit sans fioritures, toujours bien écrit et très humble. C’est le genre de livre qui vous apprend quelque chose à chaque paragraphe : le son de la batterie sur « Tomorrow Never Knows », les astuces de George Martin pour obtenir un son inédit, le montage de « This Boy », le jeu limité de George Harrison, etc.

En studio avec les Beatles est aussi une fenêtre ouverte sur l’univers très particulier de ces fameux studios EMI. Une ambiance administrative, très hiérarchisée, fonctionnant comme une bureaucratie, en complet décalage par rapport aux sixties débridées, dehors !

Emerick nous fournit également une belle galerie de portraits. Ceux des quatre Beatles bien sûr, parmi lesquels l’auteur nouera une vraie complicité avec McCartney, mais aussi du producteur George Martin, grand anglais digne et sévère à l’ancienne, et Norman Smith, le premier ingénieur du son, plus en phase avec la pop-music.

Suite101

Arnaud Devillard
Suite 101, janvier 2010
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Ce n’est pas un hasard si on le surnomme “Oreilles d’Or” chez EMI. Dès son arrivée, à l’âge de 16 ans, dans les studios d’enregistrement d’EMI, Geoff Emerick fait grande impression. Naturellement doué, mélomane, passionné et pointilleux, il fait vite des merveilles en studio d’enregistrement. Embauché comme stagiaire en 1962, il assiste aux premières séances d’enregistrement des quatre garçons dans le vent. Évoluant rapidement grâce à son sens du détail, il assiste l’ingénieur du son Norman Smith sur les albums des Beatles. Jusqu’à Revolver, en 1966. Smith étant parti s’occuper des prometteurs Pink Floyd, George Martin désigne comme Emerick ingénieur du son officiel des Beatles. Il n’a que 19 ans. C’est à ce moment-là, rempli d’angoisse et d’excitation (prémonitoires de la suite des événements), que débute En studio avec les Beatles.
Heureusement, Emerick passe l’épreuve du feu et réussit même à trouver l’astuce magique, grâce à la fameuse cabine Leslie, pour que la voix de John Lennon « sonne comme celle du Dalaï Lama chantant du haut d’une montagne » sur le fameux et avant-gardiste morceau “Tomorrow Never Knows”. Et ce n’est que le début. Pendant sept années, et ici plusieurs centaines de pages, Emerick trouvera des solutions diverses, variées et souvent incroyables, pour satisfaire les caprices sonores les plus fous des Beatles. C’est entre les quatre murs des studios Abbey Road (qualifiés de “glauques” par Emerick!) que s’écrivent les plus belles pages de l’histoire de la pop music. Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band n’aurait pas été tel qu’il est, avec une telle chatoyance sonore, si Emerick ne s’en était pas mêlé. Mais cette émulation constante, cette passion et la fierté de travailler avec des musiciens hors-pairs que sont les Beatles ne suffisent pas à compenser les dissensions grandissantes qui se créent au fil des années. Le mauvais caractère de Ringo Starr, la distance de George Harrison, l’obstination de Paul McCartney et le lunatisme de John Lennon deviennent ingérables. Emerick claque la porte pendant l’enregistrement du White Album… Pour mieux revenir sur Abbey Road, le chant du cygne du groupe!
Malgré une position de choix pour voir et donc commenter les événements personnels qui influèrent sur la destinée des Beatles (l’arrivée de Yoko Ono, la déception indienne, les drogues, etc.), Emerick ne tombe jamais dans la psychologie de bas étage. D’après lui, les Beatles se séparent d’abord et surtout pour cause de divergences artistiques (John veut aller plus loin dans l’avant-garde tandis que Paul souhaite rester dans la pop, etc.) et non pas pour à cause de sombres et mesquines querelles de couples Lennon/McCartney.

Même après les Beatles, la vie continue. Emerick revient sur la construction puis le naufrage des studios Abbey Road puis ses multiples collaborations avec McCartney, notamment avec les Wings. Ces expériences seront le ciment d’une longue amitié, renforcée lorsque McCartney et Emerick perdent respectivement leurs épouses emportées par le cancer. L’ingénieur du son se souvient aussi de son rôle dans les enregistrements des Badfinger et d’Elvis Costello. C’est ce dernier qui signe la préface de l’ouvrage, louant les qualités d’écoute – dans tous les sens du terme – d’Emerick. Costello ne cache pas sa joie de voir enfin la vie de studio des Beatles révélée, réaction compréhensible lorsqu’on sait que les Beatles, à leur manière, réinventèrent, de manière pérenne et révolutionnaire, la musique.

L’ouvrage de Geoff Emerick, co-écrit avec l’auteur et critique Howard Massey, s’avère donc passionnant, souvent drôle, parfois émouvant et, surtout, très instructif. Nul besoin d’être un spécialiste du genre pour comprendre l’immense rôle que jouent les techniciens et les ingénieurs du son sur l’enregistrement d’un album, de qui plus est un album des Beatles. Malgré leurs aléas d’humeur et leur fierté démesurée, ceux-ci vouaient une confiance aveugle à leur équipe. Ce qui n’est plus souvent le cas aujourd’hui, regrette un Emerick nostalgique des bricolages analogiques. Désormais, les musiciens se chargent souvent de la production de leurs disques… à raison ou, le précise l’auteur, à tort. Mais nulle réflexion démagogique ici, Emerick fait comme il l’a toujours fait: il donne, aussi humblement et sincèrement possible, son avis… Ce précieux sens de le musique et des techniques du son lui valent quatre Grammy Awards dont le dernier en date, en 2003, récompense l’ensemble de son oeuvre.

Enfin, En Studio avec les Beatles atteste, une fois encore, des talents de traducteur du brillant journaliste Philippe Paringaux. Le récit ne serait peut-être pas aussi fluide et cohérent sans son pertinent décryptage. “Le destin a voulu que j’assiste à la toute première séance d’enregistrement des Beatles en septembre 1962, et à la dernière, le 20 août 1969”, nous confie Geoff Emerick, omettant de préciser que c’est également son talent qui l’a mené sur les sentiers (sinueux) de la gloire. Et faisant des mémoires d’un modeste (mais indispensable) ingénieur du son des Beatles un ouvrage passionnant autant qu’édifiant.

nonfiction.fr

Sophie Rosemont
nonfiction.fr, janvier 2010
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(...) On dévore le bouquin, que l’on soit ou pas Beatles dingo ou seulement curieux de comprendre le vrai truc derrière les titres les plus entendus, rabâchés, inévitables au monde! Bien sûr, en apprendre un peu plus sur les quatre de Liverpool, leurs rapports respectifs, leurs hésitations, leurs échecs et leurs réussites magistrales, ajoute au plaisir délectable que ce vénérable gentleman transmet avec simplicité.
Agnès Léglise
Rock & Folk, janvier 2010
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L’année 2009 aura été celle des Beatles avec la réédition de leur œuvre intégrale en CD et la parution de nombreux ouvrages les concernant.
Parmi les plus intéressants, ce recueil fleuve de presque 500 pages ressort du lot.
Dans cet ouvrage incontournable, Geoff Emerick nous permet de découvrir qu’il mit au point des méthodes qui donnèrent au son des Beatles une nouvelle couleur.
Raymond Serini
Nouvelle vague, janvier 2010
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le post
William Rejault
Site le post.fr, décembre 2009
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