Le Mot et le reste Écrits
Oboles ordinaires
Parution : 15/06/2003
ISBN : 2-915378-01-0
96 pages
21 x 14,8 cm
13.00 euros
Xavier Galmiche
Oboles ordinaires
Xavier Galmiche nous livre un regard où un presque rien devient l’essence du monde et le quotidien une obole ordinaire au jour qui commence.
Depuis l’an 2000, il a publié :

Ouvrages critiques (individuels ou collectifs)
Littérature et beaux-arts dans les Pays tchèques de la fin de siècle aux avant-gardes, Revue d’Etudes slaves, 2002-2003.
Bohumil Hrabal, palabres et existence avec Caïn, récit existentiel de Bohumil Hrabal, textes réunis par Xavier Galmiche avec la collaboration d’Arnault Maréchal, Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2002, 241 p.
Cultures d’Europe centrale, n° 2, « Le voyage dans les confins », introduction et ed. Delphine Bechtel et Xavier Galmiche,
Bibliographie des œuvres littéraires tchèques traduites en français, établie avec Patrick Beslon et Benoît Meunier, Bohemica & Cahiers slaves, 2002.
Cultures d’Europe centrale, n° 1, « Figures du marginal dans les littératures centre-européennes », Paris 2001

Traductions :
Bohumil Hrabal, Ballades sanglantes et légendes, tr. et préface Xavier Gamiche, Paris, L’Esprit des Péninsules, 2004.

Antonín Sova, Ballade d’un homme et de ses joies (1901), traduction et commentaire (avec Markéta Theinhardt), Paris, Ed. des Cendres & Musée d’Orsay, 2002.


Né le 30 juin 1963 à Nancy, Xavier Galmiche vit et travaille à Paris où il est professeur de littérature tchèque à l’Université de Paris-Sorbonne. Il a notamment publié des ouvrages critiques tels que Bohumil Hrabal, palabres et existence avec Caïn, récit existentiel de Bohumil Hrabal (Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2002) mais aussi réalisé des traductions : dont Ballades sanglantes et légendes de Bohumil Hrabal (L’Esprit des Péninsules, 2004) et Ballade d’un homme et de ses joies de Antonín Sova (éd. des Cendres & Musée d’Orsay, 2002.)

« Le monde ne nous attendait pas.

De l’étang taciturne, nous recueillons dans la main une goutte
il n’en sent presque rien.
De l’arbre nous détachons une brindille
il n’en sait presque rien.

Mais nous en voici plus sages, d’une eau plus claire, de meilleur bois.

C’est l’obole du matin.

Nous météorites incongrus lancés par la paume arbitraire
Au cœur du monde inconnu poussé par le caprice et le malin

Nous n’obtenons le droit d’agir que de seconde main,

Mais cet octroi de l’aube
Consenti presque à son insu

Est notre bien

Le monde ne nous attendait pas
Ni ce millier d’ondes qui le dissout à l’aube comme on feuillette un livre
Du choc de nous trouver,
Attentifs à le goûter
Il s’offre.
C’est en retour notre unique cadeau
Que cette façon de l’apprendre à lui-même,
Le prendre à son jeu,
Qui n’en est pas un.

***

Obole
de chaque jour
consentie dans la fausseté de l’aube
l’ange au grand front
glisse une pièce au creux des mains
mais fondue dans du mercure
et le sou glisse de ma paume
vif argent sur la page du jour
brindille de feu, sur la plage l’azur
laissant des flaques étoilées
de filigranes bizarres »
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net