Le Mot et le reste
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À paraître
Pink Floyd
Parution : 27/02/2009
ISBN : 978-2-9153-7881-8
176 pages
11 x 17 cm
15.00 euros
Aymeric Leroy
Pink Floyd
Plongée dans l’œuvre d’un groupe paradoxal
Pink Floyd, groupe aux nombreux paradoxes. Connu pour sa signature sonore instantanément reconnaissable, il n’a pourtant jamais cessé de se réinventer. Issu de l’underground et de la contre-culture avant de connaître un succès massif et planétaire. « Groupe sans visage », cultivant l’anonymat, il a pourtant donné au rock l’une de ses figures mythiques, Syd Barrett, puis accompagné la « psychothérapie conceptuelle » de son leader Roger Waters. Ces musiciens autodidactes, à la maîtrise instrumentale limitée, ont pourtant su rester pendant une décennie aux avant-postes de l’innovation musicale et technologique…
Les 18 albums de Pink Floyd décrivent un cheminement tout sauf rectiligne, passionnant tant par ce qu’il révèle des problématiques que doit gérer tout groupe en quête d’identité (et de succès), que par ses exploits purement artistiques.
Ternie par les luttes fratricides et soupçons d’opportunisme commercial des années 1980–90, mais aussi par les critiques plus strictement artistiques adressées à son esthétique, la saga de Pink Floyd s’est conclue élégamment par la reformation du quatuor « historique » au Live 8 de 2005, dont on sait hélas, depuis la récente disparition de Rick Wright, qu’elle ne se reproduira pas.

Né en 1973 à Lavelanet, Aymeric Leroy a co-fondé vingt ans plus tard la revue de musiques progressives Big Bang, dans laquelle il a rédigé de nombreuses chroniques et études approfondies sur les ténors du genre. Expert reconnu de la scène de Canterbury (Soft Machine, Caravan…), il lui a consacré un site internet de référence, Calyx.

> voir le site de Calyx

Revue de presse
- Consulter Frédéric Delâge XROADS, octobre 2009
- Consulter Is It A Bird?: Pink Floyd - Plongée dans l'oeuvre d'un groupe paradoxal de Aymeric Leroy Gilmoutsky Blog Rana Toad
- Consulter Jean-Guillaume Lanuque Big Bang, septembre 2009
- Consulter Eric Serva France Musique - Tapage nocturne, mars 2009
- Consulter Pink Floyd – Autopsie d'un monstre François Julien VSD, 07/04/09
- Consulter Arnaud Devillard Site Suite 101, décembre 2009

Aymeric Leroy, co-fondateur du fanzine Big Bang et spécialiste reconnu de l’école de Canterbury (son site internet, Calyx, fait autorité en la matière et l’on ne compte plus les textes de livrets de CD, en anglais ou en français, dont il est l’auteur) travaille sur un futur ouvrage consacré à l’histoire du rock progressif des origines à nos jours. En attendant, il signe chez Le Mot et le Reste un livre qui est bien davantage qu’un énième ouvrage sur Pink Floyd. Dans un style très précis et documenté qui ne laisse place à aucune approximation, Aymeric Leroy décrypte sans complaisance l’histoire du Floyd et remet certaines vérités en place, évoquant tant ce qui a fait la grandeur du groupe (on ne lui donnera d’ailleurs pas tort quand il fait de “Echoes” le plus grand morceau de Pink Floyd…) que ses errances et, bien sûr, les relations pas toujours faciles entre ses membres.

S’il ne fallait lire qu’un seul livre en français sur le Floyd, ce pourrait être celui-là…

Frédéric Delâge
XROADS, octobre 2009
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Is It A Bird?: Pink Floyd - Plongée dans l'oeuvre d'un groupe paradoxal de Aymeric Leroy

Is It A Bird?: Pink Floyd – Plongée dans l’oeuvre d’un groupe paradoxal de Aymeric Leroy

De nombreuses idées fausses circulent à propos de Pink Floyd. Il y en a bien une qui m’horripile et qui continue parfois à être stupidement proférée alors qu’un dictionnaire anglais-français suffit à éviter telle énormité. Pardonnez-moi cette digression introductive. Aymeric Leroy n’y fait même pas allusion, d’ailleurs. C’est une de ces fioritures qui n’ont pas sa place, semble-t-il, dans cette collection “Formes”. Les efforts de l’auteur se concentrent sur la genèse d’un groupe, celle de sa musique au fil des années avec une pertinence qui rejette le superflu. Ne cherchez pas les anecdotes croustillantes dont le seul but est d’amuser. Celles qui sont racontées ne le seront que parce qu’elle font sens.
L’introduction survole les décennies et se découpent en sous-titres tirés des paroles du groupe. Elle pose certaines problématiques essentielles comme cette complémentarité/opposition entre l’instrumentation et ses envolées/les paroles ainsi que les concepts qui s’y attachent. Si le nom des musiciens vous est familier, cette complémentarité/opposition interne se compose en fait ainsi: Gilmour et Wright/Mason et Waters. Aymeric Leroy la termine en insistant sur la volonté du groupe à demeurer dans un entre-deux assumé, surtout dans les années soixante-dix, entre expérimentation et musique populaire “qui rejette à la fois le formatage commercial et l’élitisme condescendant.”
Moins une biographie qu’une discographie commentée du groupe, l’ouvrage attaque avec le prologue Syd Barrett, équivalent au premier opus The Piper Gates Of Dawn (que je suis loin d’avoir écouté autant que tous les autres) qui restera à jamais le seul effort marquant du personnage. Sans ses dérives mentales, Pink Floyd aurait été tout différent. Oui j’aime parfois enfoncer les portes ouvertes.
Le nombre de pages de chaque chapitre étant proportionnel à l’importance de chaque album dans la carrière du quatuor, il n’est pas étonnant de voir que Meddle, Dark Side Of The Moon, Wish You Were Here et surtout The Wall sont le terrain propice à l’auteur pour étoffer les principaux axes évoqués dans l’introduction. Animals doit sa longueur à l’explication du concept, inspiré de La Ferme des Animaux de George Orwell, qui voit l’esprit critique de Roger Waters (déjà présent dans Dark Side) atteindre un autre palier dans la virulence politique. La place que le bassiste prendra les années suivantes au sein du groupe est décadrée intelligemment, certains détails à défaut d’être moins visibles n’en sont pas pour autant sans importance.
Tout espoir de reformation brisé après le décès de Richard Wright en 2008, l’ouvrage possède cet aspect définitif qui provoque soupirs et regrets. Au moins on n’aura pas à racheter de version augmentée.
Ne s’adressant pas seulement aux musiciens ou aux fans indécrottables, Aymeric Leroy parvient, sans être ni trop technique ni trop superficiel (contrairement à cet article incapable de rendre compte de nombreuses choses passionnantes), à éclairer un public avide de connaître le making of de ses nombreuses et intemporelles écoutes.

Blog Rana Toad

Gilmoutsky
Blog Rana Toad
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Voilà une formation sur laquelle les publications ne manquent pas; néanmoins, Aymeric Leroy évite tout écueil et tout risque de redite en choisissant de retenir prioritairement le versant analytique de l’œuvre du groupe. Chaque album a ainsi droit à une dissection en règle, tandis qu’une introduction globale permet de tracer les grandes lignes de la carrière du Floyd, en rappelant fort justement le contexte dans lequel sa trajectoire s’inscrit pleinement : justement qualifié de groupe qui se « réinvente » à chaque disque, il symbolise les audaces d’une époque de contestations et d’alternatives tous azimuts, jusque dans son évolution, tant “le déclin du pluralisme en son sein aura coïncidé précisément avec celui des grandes utopies collectives des années soixante-dix, tout comme les luttes fratricides de la décennie suivante (…) l’air du temps matérialiste et individualiste qui leur avait succédé” (p.30). Il est ainsi, selon l’auteur, un élément à part entière du courant progressif, de par sa volonté de recherche musicale, tout en s’en distinguant par une moindre place de la virtuosité instrumentale et l’importance des aspects extra-musicaux (une caractéristique qui n’est d’ailleurs pas l’apanage du seul Floyd).
D’une lecture prenante, ce livre témoigne de l’incontestable maîtrise de son auteur quant à la biographie de Pink Floyd, et la finesse de ses analyses ne peut qu’apparaître stimulante, tout en provoquant d’inévitables discussions sur tel ou tel jugement. Outre l’apport de la consommation de drogues dans la réceptivité plus grande du public d’alors quant aux expérimentations musicales, on retiendra surtout une critique de la domination exclusive de Waters sur le groupe de 1976 à 1983, qui aurait rompu l’équilibre délicat entre musique et textes au profit de ces derniers; une critique qui va de pair avec une certaine réhabilitation de la période pré Dark Side Of The Moon. Quoi qu’il en soit, de manière générale, les analyses de chaque album sont nuancées, bien argumentées, non sans considérations techniques pointues, leurs faiblesses comme leurs forces bien mises en relief : ainsi, The Piper At The Gates Of Dawn ne se résume pas à sa dominante pop, les limites de Ummaguma sont clairement évoquées, tandis que des albums tels Obscured By Clouds ou The Final Cut sont loin d’être considérés comme partie négligeable. Les textes ont droit à un éclairage particulièrement pertinent, à l’image de ceux de Dark Side Of The Moon ou de “Echoes”, dont la description est passionnante… Un livre dont la lecture est largement conseillée, sur la plage de A Momentary Lapse Of Reason ou ailleurs !

Big Bang

Jean-Guillaume Lanuque
Big Bang, septembre 2009
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Il me faut absolument vous dire tout le bien que je pense du livre d’Aymeric Leroy intitulé Pink Floyd – Plongée dans l’oeuvre d’un groupe paradoxal. Pas facile de coucher sur 150 pages seulement la vie et l’oeuvre discographique d’un groupe qui a largement participé à l’age d’or du rock’n’roll dans une approche véritablement unique, pétrie de jazz, de blues, de folk et d’expérimentations électriques et électroniques. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Aymeric Leroy d’une plume aussi concise que précise sans jamais se perdre en détails, sans le trop habituel style lourd et aveuglé des fans en mal d’écriture et sans jamais tomber dans la facile et démagogique exploitation du filon nostalgie. Cet ouvrage est un exercice exemplaire, une approche objective et lucide qui donne cette (bien sûr fausse) mais très satisfaisante impression, en fin de lecture, de tout savoir sur plus de quarante ans de carrière de Syd Barrett, de Roger Waters, de Nick Mason, de Richard Wright et de David Gilmour. Des pages qui vont à l’essentiel et qui aident à comprendre pourquoi cette étrange formation sans leader, sans genre et sans concurrence restera dans l’histoire musicale du vingtième siècle. Tout cela permet bien sûr de ré-écouter et d’aller plus loin dans la discographie du groupe grâce aux précieuses indications de l’auteur sur des enregistrements audio et vidéo plus ou moins officielles mais toujours disponibles.

Tapage nocturne

Eric Serva
France Musique - Tapage nocturne, mars 2009
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Pink Floyd – Autopsie d'un monstre
Non, il n’y a pas que Plus belle la vie sous le soleil de Marseille. Il y a aussi Le Mot et le Reste, épatante maison d’édition qui sait trouver les mots pour raconter la musique. Aujourd’hui, c’est Pink Floyd et la mise à mal d’un certain nombre d’idées reçues. Comme celle qui voudrait que le groupe ait tout dit au « départ en retraite » de Syd Barrett. Disque après disque, le monstre qui semble bel et bien fini est ici autant disséqué que loué.
François Julien
VSD, 07/04/09
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En 150 pages, Aymeric Leroy dissèque et analyse, chronologiquement, les 14 albums de Pink Floyd, de The Piper at the Gate of Dawn (1967) à The Divison Bell (1994), deuxième disque sans Roger Waters qui avait voulu arrêter le groupe en 1985 (et rendu furieux par l’entreprise de Gilmour de continuer sans lui).

Ce livre fourmille d’informations sur les enregistrements. Mais sait aussi être critique (notamment envers Ummagumma et The Wall). Il évoque même plusieurs fois les limites instrumentales des membres du groupe (en particulier du batteur), créant ce « paradoxe » que des musiciens moyens aient pu bâtir une telle œuvre.

Petit bémol, le livre est parfois tellement analytique qu’il en devient froid. Avec quelques préciosités de style comme celle-ci, à propos des drogues : « Quoi que l’on pense à titre personnel de l’utilité d’y recourir, il est indéniable que leur apparition a joué un rôle largement positif dans l’instauration d’un contexte propice à des propositions musicales plus aventureuses ».

suite 101.fr

Arnaud Devillard
Site Suite 101, décembre 2009
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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net