Parution : 23/04/2010
ISBN : 9782360540037
450 pages
14,8 x 21 cm
25.00 euros
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Aymeric Leroy
Rock progressif
La noirceur envoûtante de King Crimson, le raffinement symphonique de Genesis, l’exaltation mystique de Yes, les rêveries sonores de Pink Floyd, la virtuosité extravagante d’Emerson Lake & Palmer… Et tant d’autres, plus obscurs mais non moins valeureux – Van der Graaf Generator, Jethro Tull, Magma, Gentle Giant, Soft Machine… Autant de groupes qui, à partir de la fin des années soixante, ont cherché – et souvent réussi – à inventer une musique au-delà des distinctions de genre et du formatage commercial. Le rock progressif représente un legs artistique d’une variété et d’une richesse exceptionnelles. S’il a connu l’apogée de sa créativité et de son succès dans les années soixante-dix, son impact s’est révélé aussi profond que durable, à travers ses nouvelles déclinaisons (le néo-prog de Marillion, le prog-métal de Dream Theater…) mais aussi son influence avérée sur certains des groupes actuels les plus aventureux et novateurs (Radiohead, The Mars Volta…).
Cet ouvrage revient sur le contexte historique et artistique exceptionnel qui a favorisé l’émergence et l’épanouissement du rock progressif, et décortique ses œuvres phares, portant sur ce genre musical un regard à la fois érudit, passionné et sans complaisance.
Né en 1973 à Lavelanet, Aymeric Leroy a co-fondé vingt ans plus tard la revue de musiques progressives Big Bang, dans laquelle il a rédigé de nombreuses chroniques et études approfondies sur les ténors du genre. Expert reconnu de la scène de Canterbury (Soft Machine, Caravan…), il lui a consacré un site internet de référence, Calyx.
> Au mot et le reste, il est aussi l’auteur de Pink Floyd
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François Steiner
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Site daily-rock (Genève),
août 2010
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Jazzman,
juillet 2010
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Eric
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Site nomag,
juin 2010
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Sophie Chambon
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Site les Dernières Nouvelles du Jazz,
mai 2010
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Pour beaucoup de personnes, le rock progressif demeure une sorte de mystère insondable, une variante intellectuelle du rock qui, par définition, serait idiot. Rien n’est plus faux. Souvent considéré comme prétentieux et pompeux, le rock progressif est pourtant le plus fascinant des laboratoires musicaux.
La meilleure façon de le défendre serait aussi de reconnaitre que la plupart de ceux et celles qui le conspuent en écoutent sans même le soupçonner. En effet, à partir du moment où il y a un son, nouveau ou différent, il y a une évolution, une progression. Pour en savoir plus, rien ne vaut la lecture d’un bon bouquin récapitulatif du phénomène. Hélas, la plupart sont écrits (par des auteurs sans style et un brin fermés) comme des thèses ennuyeuse et s’adressent souvent à une élite qui sait déjà de quoi il retourne. Ce n’est heureusement pas le cas de Aymeric Leroy, trente-sept ans, fondateur de la revue Big Bang et rédacteur inspiré à qui on doit un excellent bouquin sur Pink Floyd publié chez le même éditeur que le présent ouvrage. Utilisant un style frais qui donne l’impression de lire Rock & Folk, n’oubliant jamais de parler des musiciens en même tant que de leur musique, Leroy réussit l’exploit de rendre son bouquin digeste, l’inscrivant dans une véritable continuité sociologique de l’histoire du rock.
Le seul défaut que l’on peut lui reprocher, comme à tous les auteurs avant lui, c’est de privilégier le passé au présent, n’accordant qu’une infime partie de son ouvrage aux trente dernières années et oubliant (volontairement ?) les contributions remarquables de la scène Metal (Led Zeppelin, Iron Maiden, Queensrÿche, Helloween, Tool, A Perfect Circle, Nine Inch Nails, etc.) ainsi que les nombreux artistes indie rock, trip-hop et neo prog apparus depuis deux décennies (Mogwai, Portishead, Anathema, Recoil, Mansun, Massive Attack, etc.), le rock progressif n’étant plus un genre à part entière aujourd’hui mais bien un moyen de faire de la musique différemment, même au cœur d’un genre musical supposé autre. A n’en pas douter, on attend toujours le bouquin qui viendra référencer avec le même souci de l’exactitude le rock progressif des années 2000. Bon, Aymeric, tu nous ponds la suite bientôt ?!
daily-rock
François Steiner
Site daily-rock (Genève),
août 2010
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Impressionnante fontaine de savoir et source d’idées pour votre compactothèque.
Jazzman,
juillet 2010
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nomag
Eric
Site nomag,
juin 2010
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Rendons hommage à l’entreprise titanesque d’Aymeric Leroy qui a réussi, après de nombreuses années consacrées aux musiques progressives, un travail d’analyse critique exhaustif, à partir de recherches historiques fouillées.
A la lecture de cette somme, véritable « labour of love », vous saurez tout sur ce mouvement complexe qui a commencé en 1969 : plus de quarante années d’activité pour plus de soixante groupes dans le monde, en Europe essentiellement et surtout en Angleterre, depuis l’acte fondateur de KING CRIMSON (KC pour les intimes) avec l’extravagant Robert Fripp aux commandes du sensationnel « XXst Century Schizoïd man » ( Chapitre « A king is born »).
Le parti pris est chronologique et non thématique pour mieux couvrir et cerner une réalité complexe : de la parfaite adéquation entre artistique et commercial des premières années, à l’apogée (Effervescence 1970/ Masterworks 1972), au déclin, (1978 Annus horribilis) et autres soubresauts des années 80 (Survival), jusqu’à l’actualité de la dernière décennie du XXème siècle (Revival).
La conclusion ne laisse aucune place au doute, se concentrant sur l’héritage de cet âge d’or dans notre période actuelle troublée et confuse pour la création.
Le lecteur trouve la perspective nécessaire, et parcourt, selon la hiérarchie mise à disposition l’histoire du rock, véritable et incessant combat.
Les grands groupes sont évoqués longuement : KC, YES, GENESIS (celui de Peter Gabriel), JETHRO TULL, ELP, VAN DER GRAAF GENERATOR: tous les grands disques ont une histoire passionnante, chaque album est analysé précisément avec ses principaux titres, une prise en compte de la symbolique très riche, des « messages » littéraires ou visuels (les pochettes de Roger Dean, plus démentielles les unes que les autres, essentielles pour entrer dans l’univers de YES !).
Les principales caractéristiques sont commentées avec pertinence et ainsi apparaît en pleine lumière ce que l’on avait pu ressentir confusément : comment et pourquoi toutes ces musiques sont reliées entre elles. Ce livre est un formidable document sociologique sur la fin des « trente glorieuses », un retour sur une époque révolue aujourd’hui.
Comme le pense l’Anglais Nick Hornby, grand amateur de football et de musiques rock, auteur de « High Fidelity », la notion de « fan » est essentielle dans l’évolution de la musique anglo saxonne, dès le blues boom de la scène britannique en 1965–1966.
Un préambule limpide et un chapitre passionnant sur le Protoprog, donnent les principales clés sur les origines (britanniques) de ce courant avec les Beatles de 1967 et leur concept album « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Bands », Cream, trio d’instrumentistes impressionnants, mais aussi Procol Harum, The Moody Blues, les Who (« Tommy »), Pink Floyd (« Ummagumma », « Meddle » et « Live at Pompeï »), Traffic.
De l’autre côté de l’Atlantique, on observe un certain parallélisme dans l’orientation de groupes en recherche : Buffalo Springfield et ses compositions sophistiquées, The Doors, l’iconoclaste Zappa (le plus ambitieux dans ses choix et appartenances musicales).
Ce formidable paysage musical revit sous nos yeux. L’amateur un tant soit peu éclairé et attentif, comprend comment les pièces du puzzle de son affectivité musicale ont pu s’emboîter. Aymeric Leroy aide nombre d’entre nous à prendre conscience de ce qui a pu engendrer cette prédilection pour le rock progressif. Comme une psychanalyse qui révèle les ressorts d’une addiction. Il devient enfin plus évident de saisir ce qui nous a transporté dans ces musiques. Cette époque respirait l’aventure, la rébellion, une recherche de spiritualité intense, les groupes partaient vers des horizons inconnus, avec des fulgurances inspirées, clairement expérimentales, un sens de l’accroche et un esprit ludique tout à fait jubilatoires. Ce qui n’excluait pas des délires mystico-philosophiques.
Non moins passionnant est le rapport compliqué et pas toujours fraternel avec les autres musiques savantes, complexes que sont le classique et le jazz. C’est une tentative assez unique dans l’histoire musicale et aussi une tentation utopique de fondre les genres, de s’unir dans l’improvisation, de souligner prouesses instrumentales et virtuosité du chant, de réunir et réconcilier enfin ces deux aspects tout à fait complémentaires de la musique, de sortir du formatage commercial (suites épiques de plus de 20 minutes), de créer des compositions aussi urgentes et lointaines à la fois : symphonisme « mellotronesque », échappées lyriques de guitares, orgues dégoulinant, « crescendo de l’intimisme acoustique au maximalisme électrique ». Chaque concert, chaque album est une cérémonie d’initiation dont le public ne ressort pas indemne.
Il est déterminant de savoir pourquoi on aime les choses. I know what I like and I like what I know du Genesis de “Selling England by the Pound”.
Ajoutons qu’en dépit de la passion absolue que porte l’auteur, spécialiste reconnu, entre autre, de l’Ecole de Canterbury, ses jugements ne sont jamais complaisants : les groupes ou les personnalités de certains leaders apparaissent avec parfois une brutale crudité. Il sait montrer les contradictions internes, les vertiges mégalo de certains leaders….
C’est une lecture sincère, passionnée et objective que nous fait partager Aymeric Leroy : s’il ne peut fouiller dans ses souvenirs, il est beaucoup trop jeune pour avoir vécu cette période de l’intérieur, il en a acquis une connaissance réelle, par la lecture et une écoute méticuleuse. Il ne rachète pas des petits bouts de sa jeunesse, voire des pans entiers au petit bonheur de la pop et de la prog, mais il sait en parler comme un véritable spécialiste.
Ce livre de la très intéressante maison d’éditions Le Mot et le Reste comblera tous les amateurs de musiques sans œillères. Quant à ceux qui sont déjà convaincus et adeptes de ce rock progressif populaire, émancipateur, évolutif, post moderne, ils saisiront mieux d’où peut venir cet intérêt jamais démenti, cet amour sans faille pour cette musique originale.
Merci donc pour ce Rock progressif éminemment salutaire, indispensable dans toute bibliothèque de mélomane. Jalon de l’histoire musicologique de la fin du XXème siècle, ce livre permet de surcroît d’apprécier les créations actuelles, à l’aune d’un passé proche ; on peut ainsi mieux suivre ce qui se fait aujourd’hui, sans état d’âme et nostalgie.
les DNJ
Sophie Chambon
Site les Dernières Nouvelles du Jazz,
mai 2010
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