Il me laisse
Nioques, évidemment, il me laisse
Nioques. Que peut-on écrire sur
Nioques? Que le paysage n’est pas vraiment horizontal lorsque l’on regarde le plateau d’un balcon de Volx, que le voyage doit se poursuivre à Lugano, que l’eau est beaucoup trop froide à l’approche de ce barrage et que la Camargue n’y est pas non plus possible, que cette jupe blanche est dans le musée mais les chaussures lacérées, qu’il y a des ifs dans le cimetière… Que peut-on écrire sur
Nioques qui ne soit pas bouleversant, transportant, naviguant, roulant, envolant, perturbant, envahissant, troublant, réjouissant, émerveillant,
amourant… Que peut-on écrire sur
Nioques que nous n’ayons pas déjà dit.
Nioques ou quelque chose qui continue,
Nioques comme une référence,
Nioques comme une thèse sur Denis Roche,
Nioques comme une chambre d’hôtel à Rennes les Bains,
Nioques comme un voyage en Italie,
Nioques, toujours,
Nioques pour un plus jamais,
Nioques, en souvenir,
Nioques sans regrets,
Nioques, éperdus, mais
Nioques avec résignation.
Séverine Braguier
CCP