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Parution : 01/09/2007
44 pages
31 x 23 cm
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Offensive n°15
Autonomie démocratie directe
Dans la déclaration de première page de la revue, l’OLS se déclare « assembléiste ». Que veut-on suggérer par là ? L’assembléisme prône le rassemblement en assemblée générale pour la prise de décisions concernant une organisation/syndicat ou une communauté/population. S’interroger sur les possibles ouverts par les «assemblées», et sur le fait de vouloir favoriser leur émergence, trouve un écho dans les luttes récentes contre le CPE. Une génération couramment présentée comme dépolitisée, non organisée dans les groupes de jeunesse, a su construire et s’approprier une multitude de vastes rassemblements apparemment horizontaux où l’on débattait et décidait de la suite à donner aux événements. S’inscrivant par là en contre des modèles hiérarchiques des courants marxistes-léninistes (ou tout simplement des rapports sociaux dominants), les assemblées nous interpellent dans la manière dont elles se mettent en place, dans le processus et le mouvement auxquels elles engagent ses participants. La réappropriation de la parole et l’opportunité de «prendre la main» sur nos conditions d’existence et sur notre façon d’être aux autres se présentent comme la construction de moments de libération individuelle et collective. Par ailleurs, le développement de formes assembléistes favorise l’autonomisation d’un mouvement ou d’une expérience si elle se dégage de l’emprise des professionnel-le-s de la politique. À travers un voyage dans le temps et la planète, ce dossier veut tenter d’opérer un retour sur les possibilités de rupture qu’offrent les mouvements qui parviennent à s’appuyer sur des dynamiques de démocratie directe. On retrouve cette pratique de l’horizontalité et de l’autonomie dans le mouvement du communisme de conseil, si peu connu dans l’Hexagone, et dans l’idée de commune comme forme d’auto-administration d’un territoire. Plus près de nous, des mouvements et structures «basistes» ont éclos dans l’État espagnol, en Argentine et au Mexique, notamment. Ce sera également l’occasion de souligner les limites problématiques que pose l’organisation de la lutte ou de la vie sociale sous le contrôle de l’assemblée.
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