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Parution : 01/01/2005
44 pages
31 x 23 cm
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Offensive n°5
Au service du public
Les luttes pour la défense des services dits «publics » font partie des incontournables de la contestation globale de l’ordre marchand. Issues essentiellement du monde syndical avec les premières privatisations, elles sont reprises de plus en plus par la mouvance altermondialiste, notamment depuis la révélation de l’Accord multilatéral sur l’investissement en 1997 annonçant le laminage définitif des secteurs d’activité publics. De même, leur maintien est régulièrement l’enjeu des populations rurales pour enrayer la désertification.
Mais parfois, ils posent question… Quand une ligne à haute tension, un TGV ou une centrale nucléaire viennent flinguer l’environnement. Quand lesdits services ne sont accessibles qu’aux nantis et organisés unilatéralement dans l’intérêt des industriels ou du business. Quand les exigences de rendement de ses salarié-e-s court-circuitent les missions d’intérêt général. Quand il est impossible d’infléchir, d’intervenir dans les processus de décision, dans leurs orientations.
Alors, au service du public ou au service du marché ? L’État est-il le lieu indépassable du compromis social et l’expression suprême de l’intérêt général ? Le fonctionnariat est-il la Byzance du salariat ? Comment penser collectivement l’intérêt public, quelle alternative au centralisme « démocratique » ?
Démythifier les « bienfaits naturels » des services publics, en montrant toute l’opacité décisionnelle et l’ambiguïté économique qui les travaillent est essentiel pour capter les aspects qu’il nous semble pertinents de se réapproprier, de déconstruire, de revendiquer, de contester, de dépasser.
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