Offensive

Offensive Libertaire et Sociale est née au cours de l’été 2003. Notre volonté est de participer à la construction d’une réelle offensive qui mette un terme au capitalisme et qui contribue à l’élaboration d’un autre futur sans rapports de domination ni d’exploitation. Nous militons pour une société fondée sur la solidarité, l’égalité sociale et la liberté. Six principes fondent l’OLS :

1. Indépendance : agir de manière libérée de toute logique institutionnelle liée à l’Etat ou au capital.

2. Fédéralisme : les groupes composant l’OLS sont autonomes ; ils s’associent librement tout en respectant les fondements et les valeurs de l’OLS.

3. Assembléisme : pratiquer ou favoriser des modes d’organisation horizontaux et des processus décisionnels appuyés sur la démocratie directe.

4. Anti-autoritarisme : combat de toutes les formes de domination : exploitation, patriarcat, âgisme, racisme… Refus des logiques de conquêtes de pouvoir, mise en place de contre-pouvoirs pour lutter contre les pratiques hiérarchiques.

5. Rupture : à travers nos luttes et autres interventions politiques, nous cherchons à poser la question de la fin du capitalisme. Nous cherchons à favoriser l’existence de rapports sociaux alternatifs et à aider au développement d’espaces et de temps émancipés et subversifs. Nous participons donc à l’émergence d’utopies créatrices.

6. Appui mutuel : recherche et apport de solidarité et de participation entre les projets de subversion, selon les principes de la liberté d’association et d’expérimentation. Agir dans le respect des partenaires… Nous souhaitons œuvrer pour un monde où le bien-être et le bonheur seraient parmi les premières préoccupations.

L’OLS se situe comme un élément dans la constellation libertaire, apportant sa pierre au mouvement révolutionnaire. Elle est une structure parmi d’autres organisations, collectifs, comités existants à un moment donné. L’organisation n’est pas une fin en soi et ne doit pas primer sur les luttes et sur la réflexion. Nous refusons de nous impliquer en fonction de nos seuls intérêts organisationnels, de « passer » d’une lutte à l’autre au gré des modes. Même si nous apparaîtrons pour confronter, défendre ou faire partager nos valeurs, nos idées, nos pratiques, notamment au travers de notre journal et lors de certains événements politiques, nous refusons les logiques de représentation. Dans une société fondée sur les apparences, le mouvement révolutionnaire ne doit pas succomber aux sirènes du spectacle.
Nous luttons plus particulièrement contre l’apartheid social, les dominations (sexisme, homophobie, exploitation économique…), pour la liberté de circulation et d’installation. Nous participons aux luttes contre la précarité et le développement de la misère, en essayant de proposer d’autres formes d’organisation sociale dans lesquelles le travail productif perdrait sa centralité.
Nous voulons construire une société réellement démocratique, si l’on définit la démocratie comme une forme d’organisation du pouvoir permettant de connaître et de maîtriser nos conditions d’existence. Il importe de réfléchir à de nouvelles organisations sociales qui permettent le partage des débats et des prises de décisions. Cela revient à briser l’autonomie du pouvoir. Il ne doit plus être en-dehors de la société, mais en son sein : il doit être socialisé.
Nous sommes partie prenante de l’unification des mouvements libertaires et de l’association avec toutes celles et ceux qui développent des pratiques anti-autoritaires et anti-capitalistes. Nous chercherons, au sein de cette constellation, à faire vivre « l’alternative ».

Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net