Parution : 07/01/2008
ISBN : 978-2-35122-025-2 320 pages 14 x 21 cm 26.00 euros |
Benito Pelegrín
D’un temps d’incertitude
Europe, XVIe - XVIIIe siècles
L’Europe baroque, écartelée entre Vieux et Nouveau monde, Réforme et Contre-Réforme, Foi et Science, et leurs dogmes opposés. Après avoir conquis le monde et le ciel, elle explore les nouvelles découvertes des terres inconnues de l’âme, de la conscience et de l’imaginaire. À travers personnages de fiction et personnes historiques, poésie, théâtre et opéra, ce livre nous rapproche par son foisonnement d’une époque dans laquelle la nôtre plonge ses racines. On redécouvre ici un nouveau visage du Baroque, moins morbide qu’ivre de vie. L’écriture inspirée de Benito Pelegrín transcende les genres et s’imprègne de son sujet au point de faire de cet essai multidisciplinaire une œuvre littéraire majeure. Benito Pelegrín, Professeur émérite des universités, écrivain, dramaturge, poète et musicologue, est spécialiste international du Baroque et du Néo-baroque. Des cinq livres qu’il a publiés depuis 2000, Figurations de l’infini. L’âge baroque européen (Seuil, 2000) et Traités politiques, esthétiques, éthiques de Baltasar Gracián (Seuil, 2005) ont été salués par la critique et couronnés par des prix (Grand Prix Calbairac de la Prose 2001 et Prix Jules Janin de l’Académie française 2006). Il a publié, en 2009, Marseille quart Nord aux éditions Sulliver.
Extrait: Cette large et centrale époque baroque, avec son aurore glacée du maniérisme et le crépuscule rose et mousseux du rococo, du dernier tiers du XVIème siècle au milieu du XVIIIème, entre classicisme renaissant et néo-classicisme prérévolutionnaire, est située plus largement entre deux grandes secousses, la Révolution française en aval (véritable rupture) et la Renaissance et ses grandes découvertes en amont. En gros, le XVIème découvre, le XVIIème siècle explore et exploite, assimile. Re-naissance ne signifie pas “nouveauté” mais “Retour” et continuité, inscription dans un passé, une histoire, l’Antiquité en l’occurrence, comme l’enfant qui naît est nouveau mais porteur d’une somme de gènes ancestraux. Quant au mot Révolution, bien sûr, il signifie retour ou clôture d’un cycle, mais je n’évoque ces deux termes de Renaissance et de Révolution que comme des limites historiques extrêmes d’une linéarité temporelle dont l’ère Baroque, de son affirmation progressive au début à son infirmation lente de la fin, est une vaste charnière, une longue transition où s’instaure et s’installe, entre crises et polémiques, sans doute une conception de la modernité dont nous vivons encore. |
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Marielle Lefebure
Zazieweb
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