Parution : 26/09/2008
ISBN : 978-2-3512-2047-4 224 pages 14 x 21 cm 21.00 euros |
Robert Lafont
L’Etat et la Langue
Europe, de l’Antiquité au XVIIe siècle
Dès l’instant où les Grecs empruntent l’alphabet aux Phéniciens pour écrire leur langue, l’État pointe sous la forme de la Cité. Langue et écriture se prêtent désormais secours dans son service. Comme il y a pour la communication orale une fixation systémique dite phonologie, il y a pour fixer la langue en écrit un système phonématique, dont l’État établit les règles. D’après le codage grec se construit le codage latin, le nôtre, avec son contrôle maximal de la Lettre sous ses trois aspects de système de langue écrite, de système de ce qui sert à l’écrire, et de système de ce qu’on écrit avec elle sous l’autorité et quelquefois la censure de l’État. Ainsi naquirent en Gaule romaine deux langues nouvelles : oc au Sud, oïl au Nord, dont l’auteur suit en parallèle émergence et développement dans un salubre réexamen de l’Histoire de France. Robert Lafont, (1923 – 2009) professeur honoraire de l’université de Montpellier et docteur honoris causa de l’université de Vienne, a produit une œuvre en deux volets, l’un littéraire en langue d’oc, l’autre scientifique en français et en d’autres langues. Historien de la littérature, il s’est intéressé à l’ensemble de la tradition occitane et à la poésie baroque; historien des sociétés et militant des espaces économiques, il a également payé de sa personne dans les mouvements populaires de la fin du XXe siècle. Robert Lafont a également publié, aux éditions Sulliver, Prémices de l’Europe, VIe-XIIIe siècles (2007).
Extrait: Il a été remarqué par les historiens de la langue française que sa conquête administrative des terres du royaume ménage, au Nord de l’occitan, une bande résistante tout au long du XIVe siècle. Il est hasardeux d’attribuer cette «marche» linguistique à des usages locaux protégés, alors qu’il s’agit visiblement de deux larges mobilités zonales. A l’Ouest, du recul d’un occitan du Poitou encore solide au XIe siècle et, en allant vers l’Auvergne, d’une instabilité dialectale qui a laissé jusqu’à nos jours la zone hybride du «croissant». A l’Est, tout est clair : c’est le franco-provençal de terrain qui résiste et résistera jusqu’à aujourd’hui. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]()
Laurent Lemire
Le Nouvel Observateur
Marielle Lefebure
Critiques Libres
Marc Meneguz
Bibliotheca
Régis Poulet
La Revue des Ressources
Glaudi Barsotti
La Marseillaise
Patrimoni
César
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||


