Parution : 09/05/2007
ISBN : 978-2-35122-004-7 256 pages 15 x 22 cm 24.00 euros |
Régis Dubois
Une histoire politique du cinéma
Préface d’Antoine Coppola
Il s’agit ici de comparer géographiquement (Europe, USA, Afrique) mais aussi temporellement, des débuts de cet art à nos jours, les politiques du cinéma à travers les institutions qui le dirigent, mais aussi à travers les mouvements politiques qui l’habitent (cinéma militant, de propagande, d’État, etc…). Surtout, il s’agit de montrer comment les diverses politiques du cinéma mises en place par les États (le cinéma est l’art par excellence de l’État-nation) font écho ou restent sourdes aux grands bouleversements socio-politiques du monde. Un tel livre permet de voir le spectacle du monde et le monde du spectacle mis en relation l’un avec l’autre, et tous deux en perspective. Régis Dubois enseigne le cinéma. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment : Dictionnaire du cinéma afro-américain (Séguier, 2001), Le Cinéma des Noirs américains (Le Cerf, 2005) et Hollywood, cinéma et idéologie, paru en 2008 aux éditions Sulliver.
Extrait: Avant de devenir un art – le septième – le cinéma fut d’abord une invention scientifique, puis une curiosité de foire et très vite une industrie, et le demeurera. Ne date-t-on d’ailleurs pas la naissance du cinéma de la première projection publique payante organisée par les frères Lumière au Salon Indien le 28 décembre 1895 ? Bien que les inventeurs du cinématographe réalisèrent le premier film de fiction, L’Arroseur arrosé (1895), il est plus juste de considérer Georges Méliès comme le premier vrai metteur en scène de cinéma. C’est en effet lui qui, à travers ses fantasmagories féeriques (entre autres L’Homme à la tête de caoutchouc en 1901 ou Le Voyage dans la lune en 1902), entrevit le premier l’étendu des possibilités du spectacle cinématographique. Il est ainsi à l’origine du concept de mise en scène cinématographique (avec scénario, acteurs, trucages, costumes et décors) ainsi que du premier studio de cinéma en Europe. Il est intéressant de noter qu’avec ces pionniers, Louis Lumière (1864–1948) et Georges Méliès (1861–1938), ce sont deux conceptions du rôle du cinéma qui sont à l’œuvre : d’un côté la dimension documentaire (instruire le public), de l’autre l’aspect divertissant (distraire le public). Nous verrons que tout au long de l’histoire du cinéma ces deux tendances s’opposeront souvent pour des raisons idéologiques (le réalisme montre une réalité ; le divertissement distrait le spectateur de la réalité). |
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Laurent Pericone
La Tribune
Emanuelle Romeyer
Critikat.com
Marc Meneguz
Bibibliotheca
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