Parution : 09/05/2007
ISBN : 978-2-35122-016-0 344 pages 15 x 22 cm 24.00 euros |
Mezioud Ouldamer
La Cruauté maintenant
« Plus que tous les mercenaires sanglants à sa solde, le capital est lui-même l’instrument de purification par excellence. » Ce monde nous méprise, il nous bouscule. Hormis le profit, il ne respecte rien. Il nous interpelle en termes grossiers, voire orduriers ?... Ce livre prend le parti provocateur de lui répondre sur le même registre. C’est une question de survie ! La crudité – La cruauté – du langage ne doit pourtant pas masquer la lucidité de l’analyse critique qui se développe tout au long de cet ouvrage, et qui pose les fondations de la révolte. Extrait: Face à la coupole organisée des maîtres du monde, dont chaque membre « tient dans une seule de ses mains les courroies de transmission de l’univers» (Maïakovski), la masse surprolétarisée moderne, au sens où elle est affectée de et par toutes les tares modernistes, possède et garde un pouvoir inversement proportionnel à son volume total. Elle pèse de la totalité de son poids proche de la nullité ; plus elle est nombreuse, innombrable, moins elle compte. Elle ne gît plus en « poches de misère » que la sociologie découvre ici ou là au cours de ses investigations archéosociométriques, mais en nappes continentales inertes. Son inorganisation totale n’est pas un reflet de son manque de conscience mais d’un état de délabrement physique général. Il n’y a plus d’internationale prolétarienne pour unifier les luttes des paysans, des campagnes de Chine aux forêts amazoniennes ; il n’est pas certain que le long des côtes de la Baltique morte les marins se parlent encore. |

