Parution : 17/03/2009
ISBN : 978-2-35122-054-2 144 pages 13 x 20 cm 14.00 euros |
Bruno Viard
Pierre Leroux, penseur de l’humanité
Pierre Leroux (1797–1871) est un fils du peuple qui devint philosophe autant qu’homme d’action, à la tête de quatre grands journaux et comme représentant du peuple sous la Seconde République. Ayant participé à l’aventure saint-simonienne en 1830–1831, il fut le premier à pointer le danger collectiviste. Leroux est aussi un écrivain, un penseur à la française, dans la lignée de Rousseau. Mais il vécut après la Révolution : il a vu l’histoire bouger, fut acteur et témoin de l’avènement du monde moderne et des premiers conflits du libéralisme et du socialisme. Les synthèses que proposa ce penseur encyclopédique, dès les années 1830, restent prophétiques pour le lecteur du jeune XXIe siècle. Leroux combattit les inégalités de classe, de race et de sexe et explora tous les grands problèmes en les mesurant à l’aune de l’humanité, placée au cœur de sa réflexion. Bruno Viard est professeur à l’université de Provence où il enseigne la littérature du XIXe siècle. Il travaille sur le lien social aussi bien dans son versant psychologique que sociologique. Ce livre met en valeur une de ses spécialités : la philosophie politique. Il a notamment publié en 2007, aux éditions Le Bord de l’eau, une Anthologie de Pierre Leroux, inventeur du socialisme.
Extrait: L’année passée par Leroux au sein de l’Église saint-simonienne l’a formé à la critique de l’économie politique et rendu sensible au phénomène religieux. En négatif, elle l’a alerté contre le danger holiste. Il forgera le terme socialisme pour désigner ce danger, bien connu depuis l’Inquisition et la Terreur, désormais réactivé par l’extrême gauche, sous une forme encore virtuelle, d’absorption de la personne au sein d’un gros animal social. |
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Jean-François Foulon
Le Magazine des livres
Raphaël Rouillé
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La conclusion de Viard offre un portrait complet et contrasté de ce personnage attachant, trop érudit pour n’être qu’un doux rêveur, trop altruiste pour ne pas devenir la risée des cyniques. Frédéric Saenen
Sitartmag
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